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11 décembre à Banfora: ce qu’il faut savoir de la “cité du paysan noir”

11 décembre à Banfora ce qu'il faut savoir sur la cité du paysan noir

La ville de Banfora abrite cette année les festivités du 11 décembre à l’occasion du 60è anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. Banfora est le chef lieu de la province de la Comoé, région des cascades. Une ville située à 450 km de Ouagadougou avec un beau paysage surtout touristique. 

Par Tatiana Kaboré, stagiaire

Banfora a une superficie de 935 km² avec environ 153 000 habitants (recensement 2019). La commune de Banfora compte quinze secteurs et vingt-deux villages. Les langues parlées dans cette ville sont le Gouin, le Turka, le Sénoufo, le Dioula, le Karaboro etc.

Appelée aussi « la Cité du paysan noir », ce nom a été donné à la ville en référence de l’ouvrage (Les paysans noirs) de Robert Delavignette, administrateur colonial et commandant du cercle de Nérigaba(Banfora). C’est un ouvrage qui a été publié en 1931. Dans l’œuvre l’auteur met en exergue les durs labeurs des paysans de cette partie de la Haute-Volta aujourd’hui Burkina Faso.

La « Cité du paysan noir » regorge plusieurs potentialités culturelles, touristiques, économiques et artisanales. La commune de Banfora possède de nombreuses unités industrielles, notamment la SN SOSUCO (une société sucrière et la première société privée pourvoyeuse d’emploi, environs 3000 personnes), le GMB devenu la Minoterie du Faso (unité industrielle chargé de la production de la farine de blé et de maïs)et des unités de transformations de produits agro-sylvo-pastoraux.

Banfora c’est aussi la terre de Lompolo Koné, l’un des pionniers du théâtre burkinabè. Il est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre telles que « La jeunesse rurale de Banfora », « Au pays des paysans noirs ». La commune est aussi encrée dans la conception de plusieurs objets d’arts.

La ville de Banfora pratique également l’agriculture, l’élevage et la culture du rônier, un palmier très courant dans la région aux feuilles en forme d’éventail. On tire de cet arbre un vin couramment appelé « bandji », une boisson très appréciée par les visiteurs et les habitants de la commune.

La « cité du paysan noir » possède plusieurs sites touristiques reconnus aux plans national et international. On peut citer entre autres, les cascades de Karfiguela, la mare aux hippopotames de Tingrela, les dômes de Fabédougou etc.

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