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[Tribune] Affaire 96 millions FCFA de la MCAT : qui en veut à la ministre Thiombiano ?

Un commentaire de Seydou Boundaoné envoyé à la Rédaction de Libre info sur l’affaire des 96 millions francs CFA voulu par la ministre en charge de la Culture, Elise Thiombiano pour l’acquisition d’un véhicule de fonction. L’auteur du commentaire est producteur et réalisateur. 

 

S’il y  a une affaire qui défraie la chronique, en ce moment, c’est bien celle de l’achat d’un présumé véhicule par la ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme.

Au-delà du montant qui peut légitimement offusquer le citoyen lambda, il serait bien de s’interroger sur la moralité et la psychologie des agents de l’administration publique.  Dans le cas d’espèce, il y a une preuve matérielle irréfutable qui montre la responsabilité d’un agent public indélicat. C’est bien la lettre de la ministre déléguée au budget à  la ministre en charge de la Culture.

Où peut bien se cacher cette main malveillante ? Au Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) ou encore au Ministère en charge de la Culture ? Cette main agirait-elle pour son propre compte, pour satisfaire une soif de nuisance ou serait-elle au service de politiques, tapis dans l’ombre ?

Un devin pourrait répondre avec justesse, mais si on s’en tient aux faits, on pourrait déduire des faisceaux de lumière.  Le Journal Le Reporter n’est pas à sa première tentative. Il avait publié  un article, le 14 mars dernier, sous le titre : « Ministère de la culture, des arts et du Tourisme : la ministre Elyse Thiombiano et les véhicules 4+4 », pour dénoncer, entre autre la clé de répartition de véhicules acquis par ledit ministère, en 2020.

Cet article avait été signé Aimé Kobo Nabaloum qui se trouve-t-il est le même signataire du dernier article, incriminant la ministre, accusée de vouloir se tailler un véhicule de 96 millions F CFA. C’est tout comme un acharnement de l’intéressé contre la ministre. Il ne peut en être autrement, car lui qui est censé apporter lumière au public, soulève des questions  sans chercher à apporter des réponses. Un exemple parmi tant d’autres : « Qu’est devenu l’ancien  véhicule ? »

Une enquête sérieuse peut imposer un an, voire plus, sinon on ne comprend pas que le journaliste s’empresse de publier son article. Il y a une volonté manifeste de nuire. En faveur de qui et dans quel intérêt ? Qui dans les deux ministères serait proche dudit journaliste ?

S’il est aventureux de trancher, il convient de noter que la fonction publique burkinabè est malade. Elle agonise et pue, depuis quelques années.  Les acteurs sont incapables de garder le moindre secret professionnel. Ils piétinent l’éthique professionnelle et la déontologie. Plus grave, ils ont perdu le sens de l’obligation de réserve. On peut comprendre, quand il s’agit d’agents, mais cela est d’autant plus intolérable quand on parle de responsables qui ont été nommés en conseils des  ministres ? C’est ici que l’Etat est attendu. Comment gère-t-il les délateurs ? Comment faire pour ne plus que d’éventuels cas n’arrivent dans la fonction publique ?

Seydou  BOUNDAONE

Producteur & Réalisateur

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