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Afrique du Sud:la perception qu’une minorité se complaît dans le confort et le luxe ont fait le lit du capital de violence

Photo d'illustration Afrique du sud
Photo d'illustration Afrique du sud

Voilà des jours que l’Afrique du Sud est dans une violence spirale. Des morts atroces,des violences physiques,des saccages et voles de biens autant de maux indescriptibles! Comment peut on expliquer ce désordre? Libreinfo.net a posé la question à Ismaël Diallo,observateur averti des questions internationales et ancien fonctionnaire des Nations Unies.

 

Comment vous percevez aujourd’hui les violences en Afrique du Sud ?

L’Afrique du Sud est un pays de violence. Bâti sur la violence, la population, la jeunesse surtout a le réflexe de violence à fleur de peau. Le plus petit incident peut conduire à des actes violents.

Pourquoi le Nigeria est particulièrement visé ?

Le Nigeria est peuplé de plus de 180 millions d’habitants. S’il faut du tout pour faire un monde, il ne faut pas s’étonner que de mauvaises graines soient au nombre de ces plusieurs dizaines de millions. De surcroît les Nigérians n’ont pas bonne presse hors de leur pays. Quelques-uns en effet se font prendre dans des actes délictueux aux USA, en Europe, à travers l’Afrique…toujours dans des affaires d’argent. Et de très gros montants.

A qui incombe cette responsabilité ?

À tout le monde. À commencer par l’ANC, la classe dirigeante, les intellectuels. Qui n’ont pas su tenir un langage de vérité aux Sud-Africains. Celui d’expliquer que la fin de l’Apartheid ne voulait pas dire que la prospérité allait être une réalité pour tous et tout de suite.

Ce regain de violences vous surprend ?

Non. Parce que la frustration est grande. Le déficit d’emplois, le sentiment d’être laissé pour compte, la perception qu’une minorité se complaît dans le confort et le luxe ont fait le lit du capital de violence.

Comment expliquer l’impuissance des institutions africaines ?

Elles sont des institutions gouvernementales. Et ont le souci de ne pas déplaire aux gouvernements. Donc de ne pas émettre des critiques désobligeantes vis-à-vis des gouvernants.

Pensez-vous que cette situation puisse être circonscrite encore ?
J’en doute, hélas !

Qu’est-ce qu’il faut faire face à la barbarie ?

Il faut éduquer à la citoyenneté. Tout le monde doit s’y mettre, en Afrique du Sud et partout ailleurs. Il faut avoir un langage franc avec les populations, surtout les jeunes. La gouvernance est une affaire de tous.

Propos recueillis par Albert Nagreogo

www.libreinfo.net

 

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