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An I MPSR II : Agriculture, cheval de bataille du Capitaine Ibrahim Traoré

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Le secteur agricole étant la deuxième priorité du Chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, des actions fortes ont été menées visant l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso. Un an après, que retenir des grandes décisions prises dans le sens de l’Agriculture ?

Par Daouda Kiekieta

Assurer une souveraineté alimentaire au Burkina Faso. Cela semble possible avec le Mouvement pour la sauvegarde et la restauration (MPSR 2), foi du capitaine Ibrahim Traoré, arrivée au pouvoir par un coup d’Etat le 30 septembre 2022.

Un an après la prise du pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, des actions ont été menées en faveur du secteur agro-pastoral. Pour la campagne agricole 2023, le pays attend 5 308 805 tonnes de céréales, 1 805 975 tonnes de cultures de rentes et 1 074 647 tonnes d’autres cultures vivrières.

Dans son premier discours, dès la prise du pouvoir, le chef de l’Etat a inscrit l’agriculture comme deuxième priorité de son gouvernement et depuis lors, il accorde une grande place au développement du secteur agro pastoral.

Le capitaine Ibrahim Traoré avait indiqué dans sa toute première interview le jour de sa prise de pouvoir, qu’il faut envoyer une partie de l’armée dans l’agriculture. « On ne peut pas continuer à dépendre de l’extérieur. Nous avons des terres, nous pouvons produire » avait-il soutenu sur les ondes de la radio Oméga.

10 milliards de FCFA pour la culture de contre-saison. 

Le 9 novembre 2022, moins de deux mois après sa prise du pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré avait annoncé le financement de 10 milliards de FCFA pour appuyer la culture de contre-saison.

C’était la principale décision de son tout premier conseil des ministres. Jusque-là, le bilan sur l’impact de cette campagne de contre-saison n’a encore été fait. Dans les coulisses, certains parlent d’un « fiasco » et cela ferait partie entre autres des raisons du remplacement du ministre de l’Agriculture.

Le président de la Transition burkinabè a lancé un ambitieux programme, celui de l’initiative présidentielle pour valoriser 11 000 hectares de terres agricoles au cours de la nouvelle campagne 2023/2024.

C’est un programme qui coûte 22 milliards de francs CFA pour trois composantes et sa mise en œuvre devrait impliquer 3000 militaires et supplétifs de l’armée et 4000 personnes déplacées internes (PDI). Le programme est en marche si l’on croit aux services de la Présidence du Faso et le ministère de l’Agriculture.

La première composante intitulée « Initiative d’urgence pour l’intensification de la riziculture » prévoit le développement de la culture de riz sur 4 000 hectares.

Les deuxième et troisième composantes intitulées respectivement, « Programme alimentaire militaire du Burkina Faso » (PAMBF) et « Production de défense de la Patrie contre l’insécurité alimentaire » (PDPIA) portent sur la mise en valeur d’une superficie de 3 500 hectares de terres agricoles chacune.

Cette initiative présidentielle vise « la satisfaction de la demande nationale en riz dans un contexte marqué par des contraintes sécuritaires, les changements climatiques et des restrictions d’importations liées à la crise russo-ukrainienne », avait souligné le communiqué du conseil des ministres tenu le 31 mai 2023.

Une production d’environ 190 000 tonnes de céréales et légumes est attendue à l’issue de la saison 2023-2024.

A travers cette initiative, les autorités ont accompagné « le labour de 15 000 hectares de terres supplémentaires et apporté 6 000 tonnes d’engrais et 250 tonnes de semences pour soutenir la production par les FDS, les VDP et certains PDI», selon le ministre de l’Agriculture Ismaël Sombié.

Pour accélérer et atteindre ces objectifs, le capitaine Traoré a décidé de confier le département de l’agriculture au commandant Ismaël Sombié lors d’un léger remaniement ministériel le 25 juin 2023.

Une « Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 » pour la souveraineté alimentaire au Burkina 

A la tête de ce département, le commandant Sombié a fait plusieurs visites de terrain pour s’assurer du bon déroulement de la campagne agricole et encourager les acteurs du monde rural.

L’un des plus grands projets lancés sous son magistère est le plan opérationnel pour la souveraineté alimentaire dénommé « Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 », d’un coût de réalisation de 592 milliards de FCFA. Il a été lancé le 5 septembre 2023.

Ce plan vise à permettre au Burkina Faso d’assurer sa souveraineté alimentaire et la création d’au moins 100 000 emplois décents dans le secteur agropastoral pour les jeunes, les Personnes déplacées internes (PDI) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Il sera financé à 46% par les ressources publiques et les 54% du budget restants seront financés par les ressources privées, avait expliqué le ministre de l’Agriculture lors de la présentation du plan.

Prioritairement, huit filières ont été retenues dans ce plan, dont le riz, le maïs, la pomme de terre, le blé, le poisson, le bétail, la volaille et la mangue.

Bien avant le lancement de ce plan, le gouvernement avait tenté de résoudre la problématique de l’insuffisance ou l’arrivée tardive des intrants agricoles.

Au cours d’un point de presse tenu le 27 juillet 2023, le ministre de l’Agriculture Ismaël Sombié avait souligné que 2 074 hectares de nouveaux aménagements ont été réalisés par l’Etat burkinabè et mis à la disposition des producteurs pour la présente campagne 2023-2024.

« Également, mon département à travers son programme traditionnel de subvention a mis à la disposition de ces derniers 25 000 tonnes d’engrais minéraux et organiques et 7 000 tonnes de semences agricoles et fourragères ainsi que des équipements motorisés. Parmi ces soutiens, 1 250 tonnes d’engrais et 350 tonnes de semences ont été consacrées aux Personnes déplacées internes (PDI) suivant le plan d’autonomisation prévu » avait-il précisé.

En attendant, le bilan de ce plan opérationnel, le ministre de l’agriculture Ismaël Sombié multiplie ses contacts avec les producteurs. C’est ainsi que le 3 juillet 2023 par exemple, le ministre Sombié a effectué une visite dans la région du Centre-Est.

Là, le Commandant Sombié a salué le travail des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) engagés dans la sécurisation du territoire et la production agricole.

Dans cette zone, il avait prévu l’aménagement d’au moins 1500 hectares de terre dont 700 hectares avaient déjà été labourés. 480 tonnes d’urées et de NPK, 300 tonnes de fumure organique et 26 tonnes de semences à prix subventionné avaient été également promises.

Dans sa politique d’assurer la sécurité alimentaire au Burkina, le gouvernement de la Transition a mis tout le monde à contribution y compris les personnes déplacées internes.

Malgré ces efforts, le Burkina Faso à l’instar d’autres pays du Sahel sont menacés par l’insécurité alimentaire. Ainsi, 16,5 millions d’enfants de moins de 5 ans risquent de souffrir de malnutrition aiguë cette année 2023 dans les pays du Sahel, avait alerté le Programme alimentaire mondial (PAM) en juillet dernier.

En perspective, le gouvernement de Transition entend réaliser des forages à grands débits dans les zones à forts défis sécuritaires dès la saison sèche prochaine pour permettre la production agro-pastorale permanente et éviter la dépendance de la pluviométrie.

A cela s’ajoutent des initiatives endogènes pour résoudre le problème récurrent des intrants, « nous travaillons pour une commercialisation très prochaine de la production à l’usine de mélange d’engrais de Koupéla d’une capacité de 90 tonnes/heure, la construction du complexe industriel de production d’engrais à base de phosphates naturels de Kantchari, l’opérationnalisation très prochaine de la Centrale d’approvisionnement en médicaments vétérinaires (CAMVET), ainsi que la dynamisation de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA) », avait déclaré le commandant Ismaël Sombié au cours d’une conférence de presse le 27 juillet 2023.

www.libreinfo.net

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