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Burkina Faso: Le président Ibrahim Traoré nomme un premier ministre toujours nostalgique de l’ère Sankara

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Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla
Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla premier ministre de la Transition au Burkina Faso

Le président de la Transition Ibrahim Traoré a dévoilé le vendredi 21 octobre 2022 dans la soirée, le nom de Me Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla comme son premier ministre. Une nomination qui est allée très vite car elle est intervenue après sa prestation de serment plutôt devant le Conseil Constitutionnel.

Par La Rédaction 

La nomination de Me Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, 64 ans, a été largement saluée dans l’opinion nationale. Sur la toile, les internautes dans une grande majorité félicitent le choix de l’homme de droit bien connu des plateaux télévisuels.

Sa maitrise de l’histoire socio-politique burkinabè, ses connaissances de la géopolitique et ses connaissances du droit ajouté à son franc parlé ont fini par convaincre plusieurs burkinabè de sa capacité à occuper des postes de hautes responsabilités.

Selon les proches du nouveau premier ministre, il est un exemple de probité sans faille. Maitre Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla est un fervent défenseur de l’idéal sankariste. Il a même écrit plusieurs ouvrages sur le père de la révolution burkinabè. Monsieur Kyélem est aussi engagé dans l’érection du Mémorial International Thomas Sankara.

Sa nomination chez les « Sankaristes » a sonné comme un nouveau souffle qu’on vient de redonner à la révolution de Thomas Sankara. Cependant, beaucoup attendent de le voir à l’œuvre.

Me Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla se souvient toujours de la révolution avec Thomas Sankara

Les relations d’amitié entre Thomas Sankara et Me Apollinaire Kyélem ont été d’un haut niveau. Dans une interview accordée à Libreinfo.net, ce dernier explique que Thomas Sankara voulait qu’il travaille dans son cabinet.

«Le 4 août 1983. Nous étions organisés en groupes, par cellules de soutien à la révolution. Et le président Thomas Sankara voulait que je travaille dans son cabinet mais, moi, je tenais à poursuivre mes études. Donc, j’ai pu m’échapper juste à temps. C’est de la France que je suivais ce qui se passait. Là-bas, nous étions aussi organisés en Comités de défense de la révolution. Et en tant que tel, je me souviens que nous étions le CDR le plus dynamique à l’extérieur du Burkina Faso. », se souvient Me Kyélem.

Le nouveau premier ministre de la Transition poursuit en ces termes:« Nous avons envoyé de l’argent ici. Vous savez, on avait ouvert des caisses populaires pour soutenir les populations. Nous avons fait des collectes de livres que nous avons envoyés au secrétariat national des CDR afin de les distribuer aux scolaires burkinabè», déclare Me Apollinaire Kyélem

Sur le volet social de la révolution burkinabè, il rappelle les actions en faveur des populations: «Nous avons sensibilisé les travailleurs burkinabè qui étaient dans notre zone sur l’intérêt de postuler pour des parcelles d’habitation au Burkina Faso. Parce qu’à l’époque le gouvernement avait lancé des lotissements à grande échelle et distribuait des terrains lotis aux populations». 

A la question de savoir ce qu’il pensait de la révolution de Thomas Sankara, Monsieur Kyélem pense que c’est la seule voie de développement.

«Ce que je retiens, c’est que c’est la voie qu’il fallait à l’époque et que c’est la voie qu’il faut à notre époque actuelle. C’est la seule voie pour l’émergence du Burkina Faso et pour l’émancipation et l’épanouissement des Burkinabè, il n’y a pas de débats. » explique Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla

Lire aussi: [Interview] Me Apollinaire Kyélem : «Thomas Sankara voulait que je travaille dans son cabinet»

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