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Burkina Coton :Koudougou abrite une importante rencontre des ministres et acteurs de la filière coton pour sa redynamisation

Les experts des pays membres du C-4 se sont réunis ce mercredi 29 janvier à Koudougou, dans la cité du cavalier rouge afin de discuter de la filière cotonnière. Placé sous le patronage de Christophe Joseph Marie Dabiré, premier ministre burkinabè, la réunion s’est ouverte dans une ambiance particulière et regroupait les experts du Benin, Burkina Faso, Mali et Tchad (C-4). L’objectif global est d’examiner l’état des lieux des négociations sur le coton post Buenos Aires et d’adopter une stratégie de négociation pour la douzième conférence ministérielle de l’OMC (organisation mondiale du commerce).

Par Aïna Touré,stagiaire depuis Koudougou

Le coton, produit stratégique, joue un rôle important dans le développement de plusieurs pays africains notamment en Afrique de l’ouest et du centre. Les productions n’ont cessé de croître et représentent à ce jour « 8 à 12% de leurs PIB ». C’est dans cette logique qu’une 7e réunion ministérielle de coordination des pays co-auteurs de l’initiative sectorielle en faveur du coton (C-4) a ouvert ses portes dans la matinée du 29 janvier 2020 à Koudougou, ville située à 100 km de la capitale, Ouagadougou. Permettre aux producteurs et productrices d’engranger des recettes d’exportation partout dans le monde, fait partie des objectifs spécifiques du C-4.

En effet, pour Harouna Kaboré, ministre en charge de l’industrie burkinabè, le coton constitue une culture stratégique pour plus de 20 millions de personnes en Afrique de l’ouest et du centre et contribue inexorablement à la réduction de la pauvreté.  Il reste convaincu que les résultats des travaux leurs permettront de définir les moyens d’y parvenir pour une transformation du coton pour le bonheur des peuples. Malgré ses avantages, la chaîne du coton rencontre de nombreuses difficultés.

Le coton souffre des effets des « subventions accordées par certains pays développés et en développement ». Ces subventions ont des effets de distorsions des échanges, ce qui occasionne la baisse des prix du coton sur le marché international, la paupérisation croissante, la précarité, l’exode rural, la migration entre autres.

Le ministre burkinabè de l’industrie appel à tous les membres de l’OMC à poursuivre conjointement les travaux post Buenos Aires en vue de mettre en place des politiques commerciales qui créent moins de distorsions sur le marché international et ce, conformément aux règles de l’OMC.

La présence des experts à Koudougou montre l’intérêt qu’ils portent à l’avenir du coton dans les pays africains et les pays moins avancés, en général dans les pays moins co-auteurs de l’initiative sectorielle en faveur du coton.

Selon Achata Djibrine Sy, ministre du commerce, de l’industrie et de la promotion du secteur privé de la république du Tchad, représentant Shadiya Alimatou Assouman, ministre en charge du commerce béninois, coordonnatrice du C-4, cet intérêt et l’engagement manifesté, à promouvoir les activités de production, de transformation et d’exportation du coton et ses produits dérivés dans les pays africains et les pays les moins avancés se justifient par le rôle stratégique que le coton joue dans les économies de ces pays et par leurs populations.

En effet, explique-t-elle, l’activité de production et d’exportation du coton, des produits textiles et autres produits dérivés contribue à fournir des moyens de subsistance aux producteurs qui sont des communautés pauvres et vulnérables. La ministre Tchadienne n’a pas manqué de souligner également les conséquences négatives causées par les subventions et les soutiens internes sur l’activité de production et d’exportation du coton dans les pays du C-4.

Durant les trois jours d’intenses travaux, le groupe s’est penché sur les questions essentielles à la défense des intérêts des pays concernant ce produit. Les représentants des pays du C-4 ont adopté d’importantes décisions et formulé des recommandations tournées vers l’action et l’atteinte des résultats bénéfiques au développement du secteur du coton dans les différents pays.

Il faut rappeler que l’évènement a connu la participation des pays membres du C-4, des pays observateurs dont le Niger et la Côte d’Ivoire, des institutions internationales et régionales en charge de la question du coton, des partenaires techniques et financiers du C-4 et des exposants venus de toute l’Afrique. A l’issue des travaux, Harouna Kaboré, ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat burkinabè a été nommé coordonnateur en exercice du C-4, porte-flambeau du C-4.

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