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Burkina éducation: les fondateurs d’instituts privés contre la limitation des filières de formation

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Les fondateurs des Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES)
Les fondateurs des Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES) en conférence de presse.

Les fondateurs des Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES) ne sont pas contents du Secrétaire général du ministère de tutelle. Et pour cause, celui-ci instaure une limitation des filières de formation dans les Instituts. L’Union Nationale des Établissements d’Enseignement Privés Laïc (UNEEP-L), a tenu une conférence de presse ce 7 mars 2022, pour exprimer son mécontentement.

Par Nicolas Bazié et Yasmine Niaoné (stagiaire)

Limiter les domaines de formation ou du moins, les filières dans les instituts privés, c’est engendrer d’énormes difficultés, déclare le président de l’UNEEP-L Désiré Nakoulma. Pour les patrons des instituts privés, c’est un abus d’autorité de la part de du secrétaire général du ministère de l’enseignements supérieur tient vaille que vaille à ce que les filières soient limitées.

Pour les conférenciers, intention du secrétaire général de leur ministère est de noyer les institutions privées d’enseignement supérieur (IPES).

Car, il est clairement signifié dans l’article 40 du décret 2018 portant organisation de l’enseignement supérieur, que les instituts peuvent ouvrir plusieurs filières s’ils obtiennent l’autorisation de la commission de l’enseignement supérieur. L’article n’introduit pas une limitation à 1 seul domaine, soutient le président de l’UNEEP-L, Désiré Nakoulma.

Ils expliquent qu’aucune filière dans les instituts privés n’a été ouvertes sans une autorisation. « Toutes nos filières ouvertes ont obtenu l’autorisation de la Commission de l’enseignement », a déclaré M. Nakoulma qui dit constater un paradoxe dans cette affaire.

A l’écouter, dans une lettre du ministère datant du 19 octobre 2020, les IPES ont été appelées à opérer un choix de domaine de formation. Et ce, en limitant le nombre à un seul, pour compter de la rentrée 2021-2022, parce que le même décret susmentionné l’exigerait.

Tous estiment que le ministère remet en cause les autorisations qu’il a lui-même octroyées en exigeant une application rétroactive de la décision du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest (REESAO).

Cette institution a regroupé les filières en huit (08) domaines de formation qui sont :  Sciences de la Santé ; Sciences et Technologies ; Sciences Agronomiques ; Sciences Juridiques, Politiques et de l’Administration, Sciences Economiques et de Gestion ; Sciences de l’Homme et de la Société ; Lettre, Langues et Arts ; et Sciences de l’Education et de la Formation.

Devant l’intransigeance du Ministère, confie Désiré Nakoulma, les IPES ont donc proposé une période transitoire de 10 ans, leur permettant de rembourser les crédits bancaires, de redéployer le personnel et de réaffecter les investissements déjà réalisés. Cette demande est restée sans suite, a-t-il dit. Et de rappeler : « l’Etat qui nous doit 2 milliards de francs CFA d’arriérés nous inflige des sanctions ».

L’Union nationale des établissements d’enseignement privé laïc demande une levée sans délai des sanctions et invite le ministère à revenir sur la table des discussions. « Si rien n’est fait, nous utiliserons tous les moyens légaux à notre disposition pour nous faire entendre », a conclu le président Nakoulma.

L’Union Nationale des Établissements d’Enseignement Privés Laïc (UNEEP-L) est une structure faitière des établissements d’enseignement privés non confessionnels du Burkina Faso. Créée en 1972 et reconnue officiellement en 1975, elle compte plus de mille trois cent (1 300) établissements répartis dans les treize (13) régions du territoire national. Son but est de contribuer à la promotion et au renforcement des établissements privés d’enseignement laïc par la défense des intérêts professionnels, économiques, sociaux et moraux de ses membres.

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