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Burkina élections : Zéphirin Diabré dénonce des malversations électorales

Zéphirin Diabré, le principal opposant politique a voté dans le quartier Zone du Bois de Ouagadougou. Au sortir du bureau de vote, il a dénoncé devant la presse, des faits qu’il considère comme des fraudes et des irrégularités électorales.

Par Georges Youl, Stagiaire

Accompagné de sa femme et devant une forte mobilisation de la presse, le chef de file de l’opposition politique burkinabè a accompli son devoir citoyen au environ de 10 heures. Après son vote, Zéphirin Diabré a dénoncé devant les journalistes, des irrégularités liées au processus électoral.

« Comme vous venez de le constater, je viens de voter, donc mon devoir citoyen est accompli. C’est un grand jour pour notre démocratie », a d’abord laissé entendre le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). Il a ensuite invité les Burkinabè qui ont le temps d’aller assister aux dépouillements dans le bureau de votes car c’est leur droit.

Il a ensuite exprimé son inquiétude sur le déroulement du processus électoral au Burkina Faso en ces termes : « nous sommes inquiets au vu d’un certain nombre de faits que nous constatons sur le terrain : des faits d’achat de cartes d’électeur, d’achat de conscience et plus récemment depuis 48 heures des faits de modification de carte électorale ».

« Dans la province de l’Oudalan dans la zone de Gorom-Gorom (région du sahel), il semble que le ministre de la défense et ses services ont procédé à la suppression de beaucoup d’endroits où on devait voter, parce qu’il semble que l’opposition est forte là-bas et autorise de voter dans des endroits où on ne devait pas voter », a déclaré M. Diabré.

« On me signale aussi que dans la Gnagna (chef-lieu Bogandé, région de l’Est), une province qui n’a connu aucune attaque, mais on a décidé comme par hasard qu’on ne vote pas parce que l’opposition est forte là-bas. Cela pose un problème sérieux en terme d’équité des électeurs et de leur choix » a-t-il ajouté.

Le chef de fil de l’opposition a aussi précisé qu’ils ont décidé ensemble que c’est le conseil constitutionnel qui doit décider les cas de forces majeures dans les zones où on n’est pas en droit de voter. Il trouve anormal qu’a 48 heures et 24 heures du scrutin, on assiste à des opérations frauduleuses de cette nature. Pour lui, ces actes frauduleux sont savamment orchestrés pour empêcher le scrutin de se tenir dans les zones où l’opposition est forte.

Le principal opposant politique explique que ce sont ces raisons qui les ont amenées à porter plainte auprès du procureur du Faso. Il ajoute aussi qu’il connait la lenteur des institutions judiciaires du Burkina Faso, et qu’il veut que ces questions soient tranchées maintenant et non dans deux ou trois semaines.

« Nous sommes des républicains, tout résultat qui est sincère, nous allons l’accepter et féliciter le vainqueur. Nous attendons que si nous sommes les vainqueurs, le MPP (NDLR Mouvement du peuple pour le progrès) et son candidat viennent nous féliciter », a-t-il conclu.

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