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Burkina employabilité : une foire pour promouvoir l’entrepreneuriat en milieu scolaire et universitaire

employabilité des jeunes au Burkina,La Fuso pour promouvoir les élèves et étudiants entrepreneurs
employabilité des jeunes au Burkina,La Fuso pour promouvoir les élèves et étudiants entrepreneurs

Le club estudiantin pour l’innovation et le développement durable (CEID), organise ce vendredi une conférence de presse pour marquer le lancement officiel du Projet de la Foire Universitaire et Scolaire de Ouagadougou (FUSO). Cette édition, la troisième, est placée sous le thème : « innovations technologiques et entrepreneuriat : quelles opportunités pour les jeunes ». La FUSO vise à faire des plaidoyers auprès des autorités sur la mise en place d’un mécanisme d’accompagnement des jeunes inventeurs et entrepreneurs.

Par Rama Diallo, stagiaire

La Foire Universitaire et Scolaire de Ouagadougou (FUSO) est un événement porté par le Club Estudiantin pour l’innovation et le développement durable. Son objectif est de promouvoir l’esprit de créativité des jeunes à travers l’entreprenariat en milieu universitaire et de créer des opportunités d’accompagnement de leurs initiatives afin de faciliter l’insertion professionnelle.

« Notre système éducatif, basé sur l’enseignement général, ne favorise pas l’innovation dans les secteurs porteurs et rend difficile l’insertion professionnelle des jeunes. », explique Bernabé Gansonré, coordinateur du CEID. Malgré les conditions difficiles auxquelles les élèves et étudiants sont confrontées, bon nombre d’entre eux surpassent ces limites en s’investissant dans le développement des start-ups, des innovations technologiques et de l’entrepreneuriat. Mais ces efforts connaissent très peu de succès du fait d’une politique adéquate d’accompagnement et par manque de cadre d’expression pour vulgariser leur savoir-faire, poursuit M. Gansoré.

Dans un tel contexte, la FUSO vient donner un coup de souffle à ces jeunes à travers la mise en place d’un cadre d’expression pour la valorisation de leur potentielle de créativité et d’innovation. L’idée selon laquelle nous devons nous concentrer exclusivement sur les études, puis penser à un emploi décent après l’obtention des diplômes est révolue, se convainquent ces jeunes. De quels emplois s’agit-il d’ailleurs, se demandent-ils, quand on sait que l’offre est très maigre par rapport à une demande en croissance exponentielle. Ils sont convaincus qu’il faille allier étude et esprit d’entrepreneuriat, afin de préparer les jeunes à être des moteurs pour solutionner les problèmes de chômage.

Selon Bernabé Gansonré, la foire de cette année s’annonce avec des innovations majeures. On a la formation de 500 jeunes dans différents métiers, le concours du meilleur jeune étudiant entrepreneur, le concours de la meilleure jeune fille élève ou étudiante entrepreneure digitale et le concours du meilleur jeune inventeur ou développeur de start-up.

« Nous n’avons pas les moyens pour financer les jeunes entrepreneurs mais nous pouvons les mettre en contact avec les banques et des personnes qui sont prêtes à accompagner ces jeunes à réaliser leurs projets. Notre objectif est de permettre aux jeunes de créer de l’emploi et de leur assurer une autonomie financière et sociale », indique Hamidou Sonré, membre du CEID.

Gansonré ajoute que « notre projet permettra aux jeunes de croire en leur capacité de créativité, de s’investir dans la création des projets porteurs ». Mais cela ne pourrait se faire sans le soutien conséquent de nos autorités et les bonnes volontés. Nous souhaitons un accompagnement des institutions étatiques et financières, des incubateurs et toute autre personne qui pourrait apporter un coup de souffle à la FUSO.

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