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Burkina Faso : 29% des femmes utilisent la planification familiale selon une étude de l’ISSP et l’institut Bill et Melinda Gates

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Burkina Santé Reproduction
Une vue des participants à la présentation des résultats à l'ISSP, Université Joseph Ki-Zerbo

L’institut supérieur des sciences de la population (ISSP) à travers la plateforme de recherche Performance Monitoring and Accountability (PMA2020), a présenté le vendredi 6 août 2021 les résultats de recherche PMA phase 2 round 8. C’était au cours d’un atelier à Ouagadougou.

 

Par Rama Diallo

Dans le but de contribuer à la réussite des programmes de planification familiale au Burkina, l’institut supérieur des sciences de la population (ISSP) en collaboration avec l’institut Bill et Melinda Gates pour la population et la santé de la reproduction a mis en place depuis 2014 une plateforme de recherche dénommée PMA 2020. PMA 2020 a été conçue pour faciliter le suivi des progrès en santé de la reproduction et des indicateurs de la planification familiale en Afrique.

Lors de la présentation des résultats de l’enquête transversale de la phase 2, round 8, de décembre 2020 à mars 2021 du projet, l’assistant de recherche Fiacre Bazié a signifié que le taux de prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union est passé de 28% en 2020 à 32% en 2021. Et 29% des femmes en générale utilisent au moins une méthode contraceptive.

Pour lui cette hausse s’explique par le fait que de plus en plus les couples commencent à percevoir l’importance de l’espacement des grossesses.

Les méthodes contraceptives modernes de longue durée sont les plus prisées par les femmes. 14% d’entre elles les utilisent et ce depuis janvier 2018.

Concernant l’implication des conjoints dans l’utilisation des méthodes contraceptive l’assistant de recherche indique, Fiacre Bazié explique que seulement 45% des femmes ont l’autorisation de leurs conjoints. 16% des utilisatrices se cachent.

Pour cette année l’on constate une hausse des ruptures de stocks pour les méthodes telles la pilule, l’implant, et le préservatif masculin dans les formations sanitaires publiques au cours des trois derniers mois comparativement à 2020, a laissé entendre Fiacre Bazié. Selon les statistiques 26% des femmes ont déclaré que leur récente naissance ou grossesse est non souhaité. 24% auraient souhaitées que la grossesse survienne plus tard et 2% ne désirait pas du tout la grossesse.

La maladie à coronavirus a également eu un impact sur l’utilisation des méthodes contraceptives modernes. D’après Monsieur Bazié, 14% des centres offrant la planification familiale ont déclaré que des membres du personnel ont été affectés à d’autres fonctions à cause de la COVID-19 et cela a joué sur la qualité des services liés à la planification familiale.  Aussi, Plus de sept femmes sur dix ont déclaré être inquiètes face aux risques de contracter la COVID-19 en allant dans les centres de santé.

Les besoins non satisfaits en planification familiale sont passés de 32% à 17% entre décembre 2014 et mars 2021, a martelé Dr Yentema Onadja. Selon monsieur Onadja, la collecte de données de la phase 2 round 8 a eu lieu de décembre 2020 à mars 2021 sur l’étendue du territoire national. L’enquête a concerné un échantillon de 5695 ménages, 6590 femmes âgées de 15 à49 ans, 234 sites de prestations de santé et près de 1000 clientes de services de la planification familiale

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