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Burkina Faso : Des populations de l’Est réclament la réouverture des établissements scolaires

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réouverture des établissements scolaires
Des manifestants dans les rues de la Tapoa. Source: Gulmu.info

Plusieurs personnes ont marché, le mardi 18 octobre 2022, à Diapaga, dans la province de la Tapoa région de l’Est, pour réclamer la réouverture des établissements scolaires fermés « à cause de l’insécurité”. Élèves et parents d’élèves se sont mobilisés devant le Haut-commissariat de la province pour exprimer leur ras-le-bol.

Par Daouda Kiekieta

Des parents d’élèves et élèves ont battu le pavé dans la matinée du 18 octobre dans la commune de Diapaga, pour exprimer leur mécontentement face à la « dégradation du système éducatif dans notre province de la Tapoa », région de l’Est. Ils disent constater que des établissements sont restés fermés depuis le 03 octobre 2022, date de la rentrée scolaire sur le territoire national.

Selon le coordonnateur de la marche, Yamba Tankoano, “la quasi-totalité des chefs d’établissement de la province sont absents depuis l’année scolaire 2021-2022. Et pour cause, le « directeur provincial des Enseignements post-primaires et secondaires n’a jamais résidé dans la Tapoa pour accomplir la mission qui lui est confiée”. Pire, “la directrice du collège communal de Diapaga est absente depuis trois ans”.

Face à cette situation, « des milliers d’élèves sont abandonnés à eux-mêmes », laissant planer, sur le dos des parents, des inquiétudes quant à l’avenir de leurs enfants.

C’est pourquoi la plateforme revendicative de l’Association des parents d’élèves est très explicite : « Nous exigeons l’ouverture de tous les établissements post-primaires et secondaires, la nomination des chefs d’établissements parmi les enseignants présents dans les différents établissements, le retour de tous le personnel enseignant dans leurs postes respectifs sans condition et la tenue des conseils de direction ici dans notre province ».

Lors d’une conférence de presse animée le 12 octobre dernier, le “Comité engagé de réflexion pour la cause de l’Est” invitait les autorités burkinabè à agir pour sauver l’éducation d’environ 100 000 enfants en quête de salles de classes. Le porte-parole du comité, M. Pascal Lankoandé, indiquait clairement : “Plus de deux semaines après la rentrée des classes, sur 27 communes, seulement 8 communes avaient ouvert les classes ».

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