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Burkina Faso : formation du nouveau gouvernement de la Transition, des habitants de la ville de Sapouy réagissent

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Image illustrative

Le gouvernement du Premier ministre Apollinaire Kyélem de Tambèla est connu depuis la nuit du mardi 25 octobre 2022. Il est composé de 23 membres dont 5 femmes et 5 anciens ministres du gouvernement précédent reconduits. Des habitants de la ville de Sapouy, province du Ziro, à une centaine de km au Sud de la capitale Ouagadougou, donnent leurs appréciations à ce sujet à Libreinfo.net.

Par Inoussa Kiéma, correspondant du Ziro

M. Moussa Sawadogo, commerçant, dit ne pas avoir de commentaire sur la nouvelle équipe gouvernementale. Il formule néanmoins des doléances : « Je demande au gouvernement de travailler pour le peuple. C’est pour nous qu’ils (les ministres) sont nommés. Ils doivent réduire les prix des denrées alimentaires, le prix du carburant et travailler à faciliter le retour des déplacés internes dans leurs localités d’origine».

M. Basile Diabaté, agent public, déclare ceci : «Au regard de la personnalité du Premier ministre, il semble être un homme de conviction, un patriote. Pour le moment, on ne peut pas douter de l’équipe qu’il a proposée. » M. Diabaté se dit “satisfait de la réduction du nombre des ministères. ”

Agent public de l’administration, il a vivement salué la reconduction du ministre de la Fonction publique, M. Bassolma Bazié : « Les gens réclamaient à ce qu’il soit reconduit. Au niveau de la fonction publique, les choses bougent. Personnellement, j’ai constaté une rapidité du traitement des actes de carrière des agents».

«Souvent, pour avoir ton arrêté d’avancement, il faut te lever courir pour avoir ça. Or, avec lui (Bassolma Bazié), ça vient te surprendre. Même les nouveaux agents publics ne se plaignent pas. Leurs arrêtés d’intégration tombent à bonne date» a appuyé M. Souleymane Diasso, fonctionnaire en service à la direction provinciale de la solidarité nationale et de l’action humanitaire du Ziro.

Éducateur social, M. Diasso a dit qu’il ne s’attendait pas à voir un exécutif composé de plus de 20 ministres : « Pour moi, 18 ou 20 ministres suffisaient». Il précise : «Ce n’est pas le nombre de ministres le problème ; c’est l’engagement des gens nommés. Quel que soit l’objectif qu’on va t’assigner, si toi-même tu n’es pas engagé, il n’y aura pas de résultats .»

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Souleymane Diasso éducateur social en service à la direction provinciale de la solidarité nationale et de l’action humanitaire du Ziro

M. Ben Omar Guiré, environnementaliste, lui, se dit content et ne trouve pas de problème dans la composition du gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré. Cependant, il rejette l’idée selon laquelle il fallait de la parité du genre dans l’effectif des membres du gouvernement car, selon lui, «ce n’est pas le sexe qui fait le travail. »

«C’est un gouvernement de transition. Nous savons que le Burkina est dans une situation sécuritaire critique. Et quand on parle de cette situation, c’est vrai qu’il y a l’implication des femmes, mais je pense que les hommes pourront mieux faire le travail que celles-ci. »

Le fond et la forme de la structuration du gouvernement Kyelem intéressent peu certains habitants de Sapouy. Pour eux, la préoccupation actuelle des Burkinabè, c’est la restauration de l’intégrité territoriale.

C’est la préoccupation d’un paramilitaire qui explique, dans l’anonymat, que pour réussir la principale mission du régime du capitaine Ibrahim Traoré dit « IB », qui est la lutte contre l’insécurité, il faut “équiper conséquemment tous les corps paramilitaires et les intégrer dans la lutte contre le terrorisme.

Certains corps ne sont pas impliqués dans la lutte”. L’officier dit regretter la situation actuelle : “ Tant que les terroristes ne sont pas attaqués, ils sont dans leurs positions et observent”.

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Salif Nébié, professeur des écoles à Sapouy

Pour l’enseignant Salif Nébié, le nouveau ministre de l’Education nationale étant un encadreur pédagogique de l’enseignement du second degré, il pourra résoudre les problématiques auxquelles les acteurs sont confrontés. Toutefois, M. Nébié reste méfiant car, dit-il, «souvent les gens mêmes qui sont du milieu vous créent plus de problèmes. »

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Jacques Sow, secrétaire provincial du syndicat national des travailleurs de l’éducation de base (SYNATEB) dans le Ziro

Quant au secrétaire provincial du Syndicat national des travailleurs de l’éducation de base (SYNATEB) dans le Ziro, M. Jacques Sow, enseignant, syndicaliste, invite le nouveau patron du département de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales à “s’attaquer aux différents maux que connaît le monde éducatif burkinabè afin de les résoudre pour qu’on puisse avoir une éducation de qualité.”

Lire aussi: Burkina Faso : Des Ouagalais apportent leur soutien au nouveau gouvernement

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