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Burkina Faso: Human Rights Watch accuse l’armée de viols et d’exactions sommaires sur des civils 

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Terrorisme Burkina
Image d'illustration

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a déclaré dans un rapport rendu public le lundi 16 mai 2022 qu’il y a des violations des droits de l’homme dans le conflit terroriste au Burkina Faso. Dans ce rapport, l’organisation mondiale accuse d’une part les groupes armées terroristes et d’autre part, des membres des “forces de sécurité gouvernementales” et des “milices” (VDP) d’abus à l’encontre des civils.

Par Tatiana Kaboré

L’ONG international Human Rights Watch a révélé dans son nouveau rapport publié ce lundi que “Des groupes islamistes armés, des membres des forces de sécurité gouvernementales et des milices multiplient les abus à l’encontre des civils au Burkina Faso”.

L’ONG estime que les autorités de la transition devraient mieux protéger les civils contre les attaques. “Les groupes islamistes armés qui ont commencé à attaquer le Burkina Faso en 2016 sont devenus de plus en plus abusifs, commettant des centaines de meurtres, d’exécutions sommaires et de viols de civils, ainsi que des pillages généralisés”.

Elle a aussi soutenu que les nouveaux dirigeants devraient s’assurer que les forces gouvernementales (armée) respectent les droits humains. Car, dit-elle, “depuis 2016, les forces de sécurité gouvernementales et les milices engagées dans des opérations antiterroristes auraient tué illégalement des centaines de civils et de combattants islamistes présumés favorisant ainsi le recrutement au sein des groupes armés”.

Pour Corinne Dufka, la directrice pour le Sahel de Human Rights Watch, « Les forces gouvernementales et les milices alliées devraient respecter scrupuleusement le droit international des droits humains et le droit international humanitaire, et s’abstenir de tuer au nom de la sécurité».

HRW dit avoir interrogé du 7 au 21 avril 2022, à Ouagadougou et Kaya, 83 survivants et témoins d’incidents survenus entre septembre 2021 et avril 2022.  Ces incidents selon elle, ont eu lieu dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-Nord, de l’Est, du Nord, du Sahel et du Sud-Ouest.

“Human Rights Watch a également interrogé des professionnels de santé, des analystes des questions de sécurité, des responsables gouvernementaux, des diplomates étrangers, des représentants des Nations Unies et des travailleurs humanitaires”, a ajouté l’organisation internationale.

Outre cela, HRW dit avoir entendu des villageois que “des combattants islamistes lourdement armés avaient tué des civils lors d’attaques, et avaient posé des engins explosifs improvisés (EEI) mortels”. Elle ajoute que “Dans des dizaines de cas, des combattants ont violé et maltraité des femmes et des filles qui étaient sorties pour aller chercher du bois, qui se rendaient au marché ou revenaient, ou qui fuyaient les violences”.

L’organisation a fait savoir que d’autres villageois avaient déclaré que des forces de sécurités gouvernementales et les milices pro-gouvernementales (VDP) avaient aussi procédé à “des exécutions illégaux et à des disparitions forcées de dizaines de civils et de combattants islamistes présumés, principalement dans les régions de l’Est et du Sud du Burkina Faso”.

Pour ce faire, Human Rights Watch a invité toutes les parties au conflit armé à respecter le droit international humanitaire, notamment, l’article 3 commun aux Conventions de Genève de 1949 ainsi que le droit coutumier de la guerre.

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