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Burkina Faso : La hausse des prix des produits de grande consommation demeure cruciale

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Prix des produits
Image illustrative des produits de consommation

Depuis des mois, la flambée des prix des produits de première nécessité ne laisse presque personne indifférente. Le gouvernement burkinabè, pour calmer un tant soit peu les esprits face à cette situation préoccupante, a annoncé la baisse de ces prix. Le 16 mars 2022, le ministre en charge du Commerce avait même mis en garde les commerçants qui augmentent “abusivement” les prix des produits, ce qui joue sur le pouvoir d’achat du sucre fabriqué par la société sucrière de la Comoé (SN SOSUCO). Quelques mois après, pour s’imprégner des réalités, Libreinfo.net a fait un tour le mercredi 20 juillet  2022, dans certaines alimentations à Ouagadougou.

Par Aminata Ouédraogo, stagiaire

«Je n’arrive pas à faire des économies. J’ai quatre vacancières avec moi. Les prix des produits n’ont pas connu de baisse. Au contraire, je trouve qu’il y a une augmentation. Les prix du lait et du Nescafé en boîte comme en sachet ont augmenté. Pourtant, nous consommons plus de quatre boîtes de lait dans le mois. Si je fais bien mes calculs, je dépense au moins cent cinquante mille (150 000 FCFA ) le mois pour me ravitailler en produits de première nécessité. De toute façon, les enfants se préoccupent peu de ta poche, tout ce qui les intéresse, ce sont leurs envies», lâche dame Kando, une cliente,  que nous avons rencontrée au quartier la Patte d’oie de Ouagadougou, venue s’approvisionner dans une  alimentation .

Dame Kando trouve que les prix des produits dépassent son pouvoir d’achat, souhaitant donc que la situation puisse s’améliorer pour l’épanouissement des familles.

La baisse des prix des produits de première nécessité tant attendue par les Burkinabè semble être le retour de Jésus Christ. Les populations, confrontées à cette hausse des denrées alimentaires ne savent plus à quel saint se vouer.

Après avoir pris congé de dame Kando, nous mettons le cap sur une autre alimentation , située à 400 mètres de la première. Là-bas également, il n’y a pas d’affluence. La maison remplie de produits de consommation est presque vide de clients. Quelques petits enfants viennent acheter des friandises. Le gérant de l’alimentation, assis à côté de son coffre, suit un match de football à la télévision.

Préoccupé, il répond à peine à nos salutations. Après plusieurs minutes d’échanges, il nous confie :«Comme vous le constatez, la maison est vide de clients et nous le vivons depuis des mois. Nous entendons tout en temps à la radio et nous suivons à la télévision qu’il y a une baisse du prix des produits, mais ce n’est pas le cas sur le terrain. Lorsque nous lançons nos commandes, les prix sont pareils, souvent même nous constatons des hausses. Par exemple, le paquet de sucre est à 900 fcfa, pourtant le gouvernement parle de 750 fcfa. Le prix de la boîte de Nescafé a augmenté. Sauf le prix de l’huile qui connaît une baisse».

Pour lui, il est difficile de donner les prix exacts, vu qu’ils varient d’une boutique à une autre. Il trouve donc que la situation est lamentable ».

Au retour, nous faisons un escale à l’alimentation, non loin de la gare routière à Ouaga Inter. A ce niveau, le parking est presque vide. Ce qui témoigne qu’il n’y a pas trop de clients à l’intérieur. Sauf quelques employés qui causent. Tous les produits y sont, rien qu’en jetant un coup d’œil à l’intérieur.

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Là ,une cliente est venue acheter des couches pour bébé qu’elle revend. Selon elle, « le prix des produits tels que le riz, la farine de blé, le lait et bien d’autres augmente de jour en jour. La baisse des prix est loin d’être une réalité. Le sac de riz qu’on pouvait avoir à 15 000 FCFA, il faut débourser 17 500 FCFA voire 20 000 FCFA pour se l’approprier. »

Le cri de cœur de Ouagalais

La population s’adapte très peu à cette flambée des prix des produits. Elle appelle donc le gouvernement à être regardant. En plus, certaines personnes estiment que l’Etat doit subventionner les produits pour que la baisse des prix soit effective.

Quant aux commerçants qui profitent de la situation, des consommateurs pensent que le gouvernement doit sévir.

Une restauratrice que nous avons rencontrée au supermarché, «trouve que le gouvernement doit œuvrer à ce que les gens respectent les décisions». Elle renchérit : « Certains ne peuvent pas s’enrichir sur le dos des autres».

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