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Burkina Faso : « La presse est le pont qui relie la compréhension et le savoir », Me Bénéwendé Sankara, président de l’UNIR-MPS

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Chaque 3 mai, le monde entier célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le Burkina Faso comme les autres pays du monde n’est pas resté en marge de cette célébration. A l’occasion, plusieurs hommes politiques burkinabè ont réagi sur la portée de cette célébration au niveau national et international. C’est sous le thème national: « Les médias burkinabè face à la révolution numérique: comment mourir pour mieux renaître? » que le Burkina célèbre cette journée.

Par Tatiana Kaboré

Le mardi 3 mai 2022, comme à l’accoutumée, le monde entier célèbre la journée mondiale de la liberté de la presse. Pour ce faire, le Président Paul-Henri Damiba n’est pas resté silencieux sur cette célébration. Dans son message, il a, dans un premier temps, rendu un hommage aux hommes et femmes de médias burkinabè qui selon lui, « dans des situations souvent très difficiles, s’investissent chaque jour pour informer, sensibiliser et éduquer nos compatriotes sur les enjeux et les défis de notre pays et du monde ».

Le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Damiba estime que le droit d’exprimer librement ses opinions en toute sécurité, dans le respect des textes et dans l’intérêt des citoyens, est un droit fondamental garanti par les lois du Burkina. Pour ce qui concerne le thème national choisi, le chef de l’État pense que le thème est une invite à la résilience, à l’extraordinaire capacité d’adaptation de la presse face aux assauts du numérique, pour mieux se consacrer à sa fonction originelle.

De son côté, Abdoul Karim Sango, le président du Parti de la renaissance nationale (PAREN) sur son compte Twitter, a félicité et encouragé les journalistes qui observent les règles de la déontologie de leur métier. Selon lui, « Sans liberté de presse et d’opinion, la démocratie est une coquille vide. Notre pays a régressé de la 37ème à la 41ème ».

Le travail des professionnels des médias participe à l’éveil des consciences des populations 

Me Bénéwendé Stanislas Sankara a, au nom de son parti, l’Union pour la renaissance Mouvement patriotique sankariste (UNIR-MPS), jeté un regard critique sur le combat commun pour l’indépendance et la liberté de la presse au Burkina Faso.

De son point de vue, le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions precède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

Pour ce faire, il estime qu’il n’y a pas de démocratie, ni d’État de droit sans des médias responsables. « Pour l’UNIR-MPS, la démocratie et l’État de droit sont des situations favorables qui permettent aux médias d’agir dans un esprit républicain aux côtés des acteurs politiques », a-t-il fait savoir. Il ajoute à cela qu’une presse bâillonnée est un poison pour son peuple et étouffera par conséquent  les manifestations de  vérités et de ce que doit être la cité.

A l’occasion, il a encouragé les hommes et femmes de médias à continuer dans cette lancée de professionnalisme afin d’apporter, comme auparavant, leur contribution à l’éducation citoyenne de nos concitoyens et pour l’amélioration de la bonne gouvernance au Burkina Faso. Car, dit-il, « La presse est le pont qui relie la compréhension et le savoir. Elle est essentielle à l’échange d’idées entre les burkinabè et la réconciliation des cœurs ».

Toutefois, prenant connaissance de la déclaration des patrons de presse sur des tentatives de musellement de la presse par les nouvelles autorités, Me Bénéwendé Sankara a invité le Président de la transition et son gouvernement à « respecter scrupuleusement les droits inaliénables de la presse ». Aussi, il a appelé à créer plutôt des conditions favorables permettant l’adhésion mutuelle et sincère de la presse dans la lutte contre le terrorisme et non un rapport de force dont aucun de nous n’en tirera profit.

« La presse est l’essence de la liberté, de la démocratie et de la justice sociale. Elle a besoin d’être protégée afin de mieux préserver notre liberté et notre dignité », a-t-il insisté.

Valérie Kaboré, ministre de la Communication, des Arts et du Tourisme, a salué la détermination des journalistes à assurer cette mission de service public et de sentinelle au risque de leur sécurité et parfois, au sacrifice de leur vie. Elle pense par ailleurs que « le travail des professionnels des médias est essentiel, il participe à l’éveil des consciences des populations et il leur fournit des informations justes et crédibles. Cette tâche noble est assurément difficile. Elle l’est encore plus dans notre contexte caractérisé par des attaques terroristes, une crise sanitaire et la rareté des ressources ».

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