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Burkina Faso : le besoin alimentaire des déplacés internes estimé à 95%

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Le Burkina Faso compte au total 1 814 283 personnes déplacées internes, à la date du 28 février 2022, selon le Conseil national de secours d’urgence (CONASUR). Cette montée exponentielle de personnes déplacées est due aux différentes attaques terroristes. Pour y faire face, le gouvernement à annoncer plusieurs mesures en vue de répondre aux besoins humanitaires de ces personnes déplacées internes. 

Par Tatiana Kaboré

Depuis l’année 2015, le Burkina Faso est confronté à une montée des attaques terroristes.

Ces attaques, en plus de provoquer des milliers de déplacés internes en proie à la crise humanitaire, ont aussi fait plusieurs victimes notamment des morts tant du côté des populations civiles que des Forces de défense et de sécurité.

Les régions les plus touchées par ces attaques sont le Centre-Nord, La Boucle du Mouhoun, l’Est ,le Sahel et la région du Nord.

En termes des régions d’accueil de personnes déplacées,le Centre-Nord vient en tête avec 35%. Il est suivi du Sahel 31% et de la région du Nord 11,7%. Une situation qui selon la CONASUR, suscite des besoins entre autres alimentaires, sécuritaires.

Le besoin alimentaire des déplacés internes selon la CONASUR est estimé à 95% et celui de l’abri à 52%.

Au regard de tous ces aspects, le premier ministre de la Transition Albert Ouédraogo a annoncé plusieurs mesures en ce qui concerne la question humanitaire au Burkina, le lundi 4 avril 2022, à l’issue de la présentation de la feuille de route de la Transition.

Le premier ministre a fait savoir que la question humanitaire est le deuxième objectif de la politique du gouvernement de la Transition.

«La détresse des personnes déplacées internes commande de l’ensemble des Burkinabè, d’y apporter une réponse humanitaire adéquate. Mon Gouvernement, pour sa part, œuvre déjà à assister les PDI sur tous les sites d’accueil enregistrés par les services en charge de l’action humanitaire », a déclaré le premier ministre Albert Ouédraogo.

Il dit aussi saisir cette opportunité pour saluer et féliciter les élans de solidarité multiforme développés par les partenaires qui, malgré les risques divers, sont sur le terrain et travaillent sans cesse à assurer un minimum de dignité aux PDIs.

Dr Albert Ouédraogo a aussi promis que son gouvernement travaillera pour un retour « volontaire des personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine ».

Pour permettre à ces personnes touchées par le terrorisme d’être indépendantes, un plan de soutien à la réinstallation et à l’insertion socio-économique sera mis en place.

Pour les enfants déscolarisés à cause de l’insécurité, il promet accorder « une importance particulière à la ré-scolarisation des enfants touchés par le terrorisme et à l’aide psycho-sociale ».

Pour ce qui est de la crise alimentaire occasionnée par le déficit céréalier de la campagne agricole 2021-2022, le Gouvernement entend renforcer la mise en œuvre du Plan de réponse et de soutien aux personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Il compte à ce niveau intensifier l’approvisionnement des boutiques-témoins et le contrôle des prix qui s’y appliquent.

Outre cela, il prévoit la distribution de vivres ou de cash aux ménages cibles affectés par la crise alimentaire, ainsi que la prise en charge nutritionnelle d’enfants frappés par la malnutrition.

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