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Burkina Faso : le gouvernement veut se passer des importations russes et ukrainiennes

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conflit russo-ukrainien
Image illustrative

Le Burkina Faso, qui subit de plein fouet les conséquences du conflit russo-ukrainien, a invité les entreprises à se réorienter vers d’autres fournisseurs autres que la Russie et l’Ukraine en guerre. L’appel a été lancé le 03 août à l’issue du Conseil des ministres.

Par Daouda Kiekieta

Les prix des hydrocarbures et des denrées alimentaires n’ont cessé de monter en flèche, depuis le début du conflit russo-ukrainien. Pour stopper cette hausse qui rend de plus en plus la vie chère, le gouvernement burkinabè appelle les entreprises à se réorienter vers d’autres fournisseurs. 

«Pour le reste de l’année 2022, les entreprises burkinabè devront se réorienter vers d’autres sources d’approvisionnement des métaux et des hydrocarbures pour maintenir tout au moins, leurs niveaux d’activités», a préconisé la ministre en charge de la Communication Valérie Kaboré, à l’issue du Conseil des ministres du 3 août. 

Au Burkina Faso, les denrées alimentaires comme le blé sont importées de la Russie et de l’Ukraine. Les sanctions occidentales et le blocus des ports ukrainiens empêchent donc l’exportation des produits de ces deux pays vers le reste du monde.

En mai dernier, face à la flambée du prix du blé, les boulangers avaient tenté une augmentation du prix de la baguette de pain. À l’issue des échanges entre le gouvernement et l’ensemble des acteurs du commerce et des industries , un compromis a été trouvé. 

Le prix du pain reste inchangé, mais le poids de la baguette a connu une baisse. 

Tenant à faire baisser les prix des produits de grande consommation comme le riz, le sucre et l’huile, l’Etat a accordé une subvention sur les taxes douaniers à hauteur de 14 milliards de francs CFA.

L’appel de la ministre de la Communication intervient à un moment où, ces subventions peinent à alléger la souffrance des populations qui croupissent toujours sous la cherté de la vie.

Du côté des pays en conflit, un accord a été signé le 22 juillet entre la Russie et l’Ukraine, pour permettre l’exportation des céréales bloqués dans les ports ukrainiens.

En vertu de cet accord, plus de 25 000 tonnes de céréales ont pu quitter le port d’Odessa, le 1er août 2022, à destination de Tripoli, au Liban. 

« La vie de (…) dizaines de milliers de personnes dépend de cet accord », avait affirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Cette reprise des exportations ukrainiennes pourrait donc soulager, un tant soit peu, les pays qui étaient jusque-là privés des céréales ukrainiens.

Toutefois, les sanctions occidentales pèsent toujours sur la Russie.« Nous faciliterons l’exportation des céréales ukrainiennes, mais en partant du fait que toutes les restrictions liées aux livraisons aériennes à l’exportation des céréales russes soient levées », exigeait le maître du Kremlin, Vladimir Poutine.

En rappel, ces deux pays sont tous des grands exportateurs de produits alimentaires. Ils représentent 29% des exportations mondiales de blé et 19% des exportations de maïs, selon les données de la banque américaine JP Morgan.

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