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Burkina Faso : le Mouvement SENS forme plusieurs jeunes sur la lutte contre la corruption

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Le Mouvement SENS a initié un atelier de formation sur la lutte contre la corruption le samedi 21 mai 2022 à Ouagadougou, au profit de plusieurs jeunes. Convaincus que le développement d’un pays passe par la jeunesse, les responsables du mouvement SENS ont donc jugé nécessaire de former ces jeunes, afin qu’ils prônent la transparence dans leur quotidien, dans leurs communautés. 

Par Nicolas Bazié

Ils sont nombreux ces jeunes venus d’horizons divers. Ils n’ont qu’un seul objectif : se former sur la lutte contre la corruption. Et ce, par un membre du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC ), grâce au Mouvement SENS qui veut qu’ils soient des « bâtisseurs dans un Burkina Faso débarrassé de la corruption, ainsi que d’autres maux qui minent son développement ».

Cette lutte est l’une des valeurs du Mouvement SENS indique Dr Baimanai Angelain Poda qui ajoute que : « Nous voulons que les jeunes soient des relais pour parler des valeurs du mouvement ». Secrétaire national à la jeunesse au sein du mouvement et enseignant en droit à l’université Thomas Sankara de Ouagadougou, il a fait savoir que « sensibiliser et former sont un ciment pour la construction d’un pays ».

Tout le monde prône l’intégrité selon Baimanai Poda, mais personne ne veut se sacrifier pour cette intégrité. « Nous avons donc fait appel au REN-LAC pour qu’il fasse une leçon à ces jeunes, pour les convaincre que le pays se bâti dans la transparence et que la bonne gouvernance nécessite d’avoir une jeunesse incorrompue », a-t-il dit, signifiant qu’il a été donné de constater que la jeunesse est de plus en plus corrompue.

Me Guy Hervé Kam n’est pas allé du dos de la cuillère pour dire aux jeunes d’oser déclarer haut et fort qu’ils sont contre la corruption. Coordonnateur national du mouvement SENS, l’avocat déclare aux jeunes : « Il faut considérer la corruption comme un totem ».

Il affirme qu’au Burkina Faso, les gens aiment faire de la corruption quand ils sont au pouvoir, croyant le plus souvent que les biens de l’État sont des biens personnels.

Pour lui, le problème du Burkina Faso quant à la corruption ne se trouve pas au niveau des ressources naturelles mais au niveau des ressources humaines de qualité. Voilà pourquoi il trouve qu’il est utile de former les jeunes. « Nous voulons renouveler la classe politique avec des gens qui veulent servir et non se servir », a lancé le coordonnateur national du Mouvement SENS.

Yacouba Belem est un étudiant en droit. Présent à l’atelier, il soutient que : « Cette formation va sans doute nous permettre de nous armer de bagages de valeurs. Ce qui fera de nous des modèles ».

Étudiante en Anglais à l’université de Ouahigouya, Arlette Kagambega dit être heureuse de participer à la formation. « Je pourrai aussi partager ce que j’ai appris pour lutter contre la corruption », a-t-elle laissé entendre.

La notion de la corruption, ses différentes formes, les factures de la pratique de la corruption, ses conséquences sur la société, individuellement et collectivement vont constituer l’ossature de cette formation. Le grappin sera aussi mis sur la corruption électorale.

www.libreinfo.net

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