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Burkina Faso : « les putschistes s’engagent dans un combat perdu d’avance », Me Prosper Farama

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Avocats
Présidium des avocats de la famille de Thomas Sankara

Les avocats de la famille Sankara ont animé une conférence de presse le vendredi 08 juillet 2022 à Ouagadougou. À l’ordre du jour, l’exécution de la décision de justice condamnant Blaise Compaoré à la prison à perpétuité par la justice.

Par Daouda Kiekieta

Les avocats des familles de Thomas Sankara et douze de ses compagnes haussent le ton, au lendemain du retour de Blaise Compaoré, condamné par la justice burkinabè.

Ils ont dénoncé ce vendredi, la volonté des autorités de la transition « à protéger» Blaise Compaoré, alors que celui est sous le coup d’un mandat d’arrêt.

Les avocats rappellent que le verdict du procès Thomas Sankara est le fruit d’une lutte de longue haleine. Pour cela, ils estiment que l’exécution des décisions issues de ce jugement ne doit pas souffrir de débats.

Selon Me Prosper Farama, l’un des avocats,« l’exécution du mandat d’arrêt doit être spontanée». « On a même pas besoin de dire à une autorité de l’exécuter», a-t-il dit. Pour lui, les agissements des autorités de la Transition sont «extrêmement graves» et portent atteinte à l’État droit et la démocratie.

«Ces dernières vingt quatre heures nous ont fait acter d’une chose qui est aujourd’hui incontestable : les putschistes, pseudo- réconciliateurs, tentent d’assassiner l’État de droit, la démocratie au Burkina Faso.

Il n’y a pas autre lecture à faire que cela», a estimé Me Prosper Farama, ajoutant que, «cette attaque menée contre l’Etat de droit par rapport à une défiance ouverte à la justice est très gravissime. C’est un précédent extrêmement dangereux».

A en croire Me Farama, « nuls Burkinabè, épris de justice et de paix, n’osent imaginer que dans un Etat se disant de droit, on puisse faire fi des décisions de justice, les piétiner à sa guise». «C’est très grave», s’indigne l’avocat des parties civiles du procès, Thomas Sankara.

Par ailleurs, les avocats ont estimé que Blaise Compaoré doit purger sa peine comme ses co-condamnés. «En vertu du principe de l’égalité de tous les Burkinabè, consacré par la constitution de notre pays, il n’existe pas de super Burkinabè aux yeux de la loi», a indiqué Me Bénéwendé Sankara, ajoutant que « Blaise Compaoré est tout simplement justiciable contre qui un mandat d’arrêt a été décerné. Il n’y a aucune raison pour que ce mandat ne soit pas exécuté ».

Et à Me Farama de s’interroger, « le général Gilbert Diendéré est en prison, pourquoi un tapis rouge déroulé pour Blaise Compaoré ?». Pour lui, les « putschistes s’engagent dans un combat perdu d’avance ».

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