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Burkina Faso : L’horticulture, une activité génératrice de revenue 

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Fleuriste
Site de vente de fleurs à Ouaga 2000

Les arbres et les fleurs jouent un rôle important dans la société. Ils sont plantés et entretenus par des gens appelés horticulteurs. Au Burkina Faso plus précisément à Ouagadougou, comment les horticulteurs travaillent ? Arrivent-ils à s’en sortir? Quelles sont les difficultés auxquelles ils font face ?

Par Rama Diallo

L’horticulture est l’art de cultiver les jardins, mais aussi de pratiquer la culture des fruits, des légumes ou encore des plantes d’ornement.

C’est un domaine rentable au Burkina Faso. De plus en plus, les jeunes s’intéressent à ce métier. Libreinfo.net est allé à la rencontre de certains pour mieux comprendre les réalités de leur milieu.

Dans le quartier huppé Ouaga 2000 de Ouagadougou, plusieurs horticulteurs y sont installés. Certains sont là depuis plus de 20 ans. C’est le cas de Josué Dondassé, il a commencé ce métier avec son grand frère. Après quelques années d’apprentissage, Monsieur Dondassé s’installe à son propre compte.

Aujourd’hui, l’horticulteur a cinq jeunes qui travaillent avec lui. Grâce à ce métier, il arrive  à scolariser ses deux enfants et à prendre soin de sa famille. Les plantes de Josué Dondassé coûtent entre 500 F et 300 mille FCFA.

Notre interlocuteur nous explique qu’il rencontre des difficultés. La plus grande difficulté c’est l’insuffisance de l’eau en cette période de canicule. Selon lui, la source d’eau qui les approvisionnent tarie souvent. Ce qui pose un véritable problème.

Non loin de Josué Dondassé, nous rencontrons Sylvain Kaboré. L’horticulteur a commencé ce métier autour des années 2007-2008 à Tanghin dans un quartier de Ouagadougou. À cause de la grosse pluie du 1er septembre 2009. Il s’est retrouvé à Ouaga 2000.

Depuis 2017, Monsieur Kaboré rencontre des difficultés avec des personnes qui ont leurs parcelles à côté de son site. Ces derniers lui demandent de quitter les lieux. Car d’après les dires de Sylvain Kaboré, le site les empêcherait d’accéder facilement à leurs domiciles.

Sylvain Kaboré peut avoir au moins 50 mille à 100 mille francs CFA par semaine. Ce qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille.

« Au Burkina Faso, les arbres ne sont pas respectés. Lorsqu’on loti un quartier, on prévoit un terrain de foot, un espace de divertissement, une mosquée, et une église. Mais on ne prévoit jamais un endroit pour planter les arbres. Or les arbres sont aussi très importants pour nous surtout qu’il fait très chaud ici», déplore l’horticulteur.

Il demande à la mairie centrale de trouver une solution pour les horticulteurs qui n’ont pas de place pour pratiquer leur activité.

Après Ouaga 2000, nous prenons la direction de Tanghin. Là nous faisons la connaissance de Boukari Ouédraogo. Le jeune homme a au moins 7 années d’expérience dans l’horticulture. Déscolarisé, il a fait de la culture des plantes sa passion. Pour le moment, il ne rencontre pas grande difficulté hormis le problème d’eau en cette période de canicule.

Boukari Ouédraogo est indépendant grâce à l’activité qu’il mène. Il encourage les jeunes à faire de l’horticulture leur métier. Car pour lui, c’est une activité génératrice de revenu qui nourrit très bien son homme.

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