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Burkina Faso: Me Apollinaire Kyélem, un pro-Sankara nommé premier ministre 

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Me Apollinaire    Kyélem De Tambèla est le nouveau  premier ministre du Burkina Faso. Il a été nommé le 21 octobre 2022. 

Par Nicolas Bazié

C’est un «Sankariste dans l’âme» qui vient d’être porté à la tête du gouvernement de la transition burkinabè. C’est en lui que le capitaine Ibrahim Traoré a placé sa confiance, pour former et conduire le gouvernement de la Transition. 

Avocat au barreau du Burkina Faso, Me Apollinaire Kyélem est reconnu pour son franc parler. Me Apollinaire Kyelem De Tambèla s’est fait plus connaitre à travers ses débats dans les médias surtout à la télévision privée BF1.

Il est titulaire d’un doctorat en Droit de l’université de Nice en France obtenu en 1986. Il a été chargé d’enseignement à l’Université de Ouagadougou et à l’École nationale d’administration et de magistrature en 2007.

La nomination du Directeur du Centre de Recherches Internationale et Stratégique (C.R.I.S.) comme le chef du gouvernement intervient quelques heures après la prestation de serment du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré.

Le nouveau premier ministre a la charge de former un gouvernement qui ne doit pas excéder 25 membres selon la charte de la Transition.

Me Apollinaire Kyélem nostalgique de la révolution sankariste 

Dans une interview accordée à Libreinfo.net le 13 octobre 2022, il avait déclaré ceci: « J’étais ici quand cela s’est déclenché  le 4 Août 1983. Nous étions organisés en groupes, par cellules de soutien à la révolution. Et le président Thomas Sankara voulait que je travaille dans son cabinet mais, moi, je tenais à poursuivre mes études. 

Donc, j’ai pu m’échapper juste à temps. C’est de la France que je  suivais ce qui se passait. Là-bas, nous étions aussi organisés en Comités de défense de la révolution. Et en temps que tel, je me souviens que nous étions le CDR le plus dynamique à l’extérieur du Burkina Faso. 

Nous avons organisé des conférences qui ont été animées par l’ambassadeur du Burkina Faso à Paris de l’époque, M. Emmanuel Salambéré avec le conseiller Amado Pitroipa ainsi que des professeurs de l’université de Nice. 

Nous avons fait venir des objets d’art du Burkina Faso jusque-là où nous étions. Nous les avons vendus à la population. Nous avons organisé des journées culturelles burkinabè qui ont connu la participation des gens comme Francis Bébé, un artiste camerounais, aujourd’hui malheureusement décédé. 

Nous avons organisé des Journées cinématographiques africaines avec des films du Burkina Faso que nous avons obtenus par l’entremise de l’ambassade du Burkina à Paris à l’époque. 

Moi, j’étais à l’université de Nice. Nous avons envoyé de l’argent ici. Vous savez, on avait ouvert des caisses populaires pour soutenir les populations. Nous avons fait des collectes de livres que nous avons envoyés au secrétariat national des CDR afin de les distribuer aux scolaires burkinabè. 

Nous avons fait plein de choses… Nous avons sensibilisé les étudiants africains et français de l’époque sur la nature et les objectifs de la révolution burkinabè. 

Et nous avons reçu beaucoup de coups de la part des partisans du Parti communiste révolutionnaire voltaïque (PCRV), à l’époque, qui combattait la révolution burkinabè. 

Malgré tout, nous avons tenu. Nous avons posé des actes positifs pour le Burkina Faso et pour la conscientisation du peuple burkinabè. 

Nous avons sensibilisé les travailleurs burkinabè qui étaient dans notre zone sur l’intérêt de postuler pour des parcelles d’habitation au Burkina Faso. Parce qu’à l’époque le gouvernement avait lancé des lotissements à grande échelle et distribuait des terrains lotis aux populations. 

Nous leur avons apporté les connaissances utiles nécessaires pour participer à ces opérations de distribution de lotissement. Beaucoup d’entre eux disposent actuellement de parcelles grâce à notre action. 

Mais ils n’ont pas été reconnaissants en retour ; mais ce n’est pas grave. Nous avons contribué, des camarades de l’époque et moi, à l’animation de la révolution en étant à l’extérieur».

Lire aussi: [Interview] Me Apollinaire Kyélem : « Thomas Sankara voulait que je travaille dans son cabinet » 

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