Home Sécurité Burkina Faso : « Nous savons très bien qui nous attaque», Albert...

Burkina Faso : « Nous savons très bien qui nous attaque», Albert Ouédraogo

0
Entretien avec le premier ministre
Image illustrative de l'entretien du Premier ministre avec les journalistes

Six mois après sa nomination à la tête du gouvernement de transition, le premier ministre Albert Ouédraogo fait une rétrospective sur la gouvernance du pays, marquée par l’insécurité grandissante. C’était lors d’un entretien avec des journalistes diffusé le 23 août 2022.

Par Nicolas Bazié

Beaucoup de choses restent à faire pour que le Burkina Faso se sente mieux, et la détermination du chef gouvernement Albert Ouédraogo ne semble pas faillir à cet effet. « Je suis plus que jamais déterminé à mener le combat avec le peuple jusqu’à la victoire finale…Le sursaut patriotique est en train de se mettre en place», a-t-il lancé.

Le pays est terrorisé par les exactions de groupes armés qui sèment la peur partout et ce, depuis maintenant plusieurs années. Albert Ouédraogo sait qui sont ces personnes. « Nous savons très bien qui nous attaque. Ce sont deux grands groupes très actifs dont l’un des groupes intervient dans le Sahel l’autre intervient dans plusieurs localités du pays», a-t-il affirmé.

Le Chef du gouvernement a également décliné les profils des terroristes qui endeuillent le pays, sur la base des informations des services de renseignements. Selon lui, il y a entre autres : le profil religieux, c’est-à-dire les extrémistes violents; le profil défenseur, notamment ceux qui auraient été victime des exactions contre leur communauté ;

le profil suiveur qui concerne ceux qui se sont engagés par mimétisme; le profil opportuniste par exemple les grands bandits ; et le profil de la victime, ceux qui sont contraints de s’engager dans le terrorisme de force.

Le premier ministre indique que les profils sous-entendent en filigrane les motivations de l’engagement de certains terroristes dont la plupart sont des Burkinabè.

Si plusieurs citoyens soutiennent qu’il faut une coopération avec la fédération de Russie pour mieux lutter contre le terrorisme, Albert Ouédraogo n’est pas favorable à l’intervention d’une armée autre que celle nationale sur le territoire. « Il n’est pas question que des troupes étrangères viennent mener le combat à la place de nos forces de défense et de sécurité. Ce qui est important c’est de pouvoir compter sur nos propres forces», a-t-il renchérit.

www.libreinfo.net

info instantanées libre info moov orange

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
20 − 6 =