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Burkina Faso : Un collectif dit recevoir avec insistance des cas d’exactions commises par des Dozos sur des populations civiles

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Daouda Diallo
Dr Daouda Diallo, secrétaire général du Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés

« La persistance des exécutions sommaires et extra-judiciaires », « les enlèvements et disparitions forcées », « les morts suspectes dans des brigades de gendarmerie », sont durs à accepter au niveau du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés. Ce 27 mai 2022, à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse, les membres du collectif ont dit ‘’ça surfit’’, à ces pratiques qui selon eux, éloignent d’avantage la paix du Burkina Faso.

Par Nicolas Bazié

Le 24 janvier 2022, après le coup d’État, les militaires déclaraient à la télévision d’État : « Le MPSR rassure les partenaires et amis du Burkina Faso quant à la ferme volonté de notre pays de continuer à respecter ses engagements internationaux notamment en matière de droits de l’homme… », se remémore le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC).

Pourtant, pour les membres de ce collectif, certaines pratiques constatées depuis 2018 continuent. Il s’agit notamment « des enlèvements et exécutions sommaires et extra-judiciaires de populations ayant souvent fui leurs villages à cause des exactions des groupes terroristes ».

Selon le secrétaire général du CISC, Dr Daouda Diallo, le collectif reçoit avec insistance des cas d’exactions commises par des Dozos sur des populations civiles, dans plusieurs localités comme Djibasso, Tièfora et Banfora.

En plus des Dozos, il a aussi cité des Forces de défense et de sécurité (FDS), des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et des Koglweogo.

Dans les zones comme Fada, Djibo, Gorom-Gorom, Bomborokuy, des cas d’enlèvements et d’exécutions sont signalés, indique Daouda Diallo qui révèle que de janvier 2022 à nos jours, le CISC a noté « plus de 500 morts et plus d’une centaine de cas d’enlèvements et de disparitions forcées (civils et militaires) ». Pour lui, les droits humains doivent être impérativement respectés, dans cette lutte contre le terrorisme.

Dans un pays où on ne respecte pas la loi, dit-il, tout le monde est en danger. Monsieur Diallo dit être conscient qu’une guerre ne peut être menée sans qu’il ait des dommages collatéraux. Mais il est aussi convaincu qu’on peut tout faire pour minimiser les victimes collatérales dans la lutte contre le terrorisme.

Ainsi, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés appelle à « l’arrêt immédiat des exactions multiformes commises sur certaines communautés, souvent sur fond de délit de faciès ».

Le collectif souhaite également que la lutte contre les discours haineux et la stigmatisation des communautés soit effectivement menée sans faux-fuyants.

www.libreinfo.net

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