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Burkina Faso: vendeur ambulant de crédits de communication, Alassane Zongo, un exemple de combativité

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Alassane Zongo
Alassane Zongo, vendeur ambulant de crédits de communication (Crédit photo, Jules Nikiéma )

Les jeunes de Ouagadougou se lancent de plus en plus dans les métiers de toute nature. C’est  le cas de Niogo Alassane Zongo, vendeur ambulant de crédits de communication que Libreinfo.net a rencontré le 14 juillet 2022. Il parcourt la ville, grâce à son vélo, pour vendre ses crédits de communication .

Par Natabzanga Jules Nikièma

«Aujourd’hui, avec mon vélo, mes recettes dans la vente ambulante d’unités de recharge ont beaucoup augmenté qu’auparavant », nous confie Niogo Alassane Zongo, vendeur de crédits de communication. 

Âgé de trente-un ans, Alassane est vendeur ambulant de crédits de recharge depuis 2017. Il est né à Poa, dans une commune rurale située dans la province du Boulkiemdé, région du Centre-Ouest. Il est arrivé à Ouagadougou en 2008 par le biais de son grand frère pour l’aider à vendre dans une boutique. Malheureusement, ce dernier est tombé en faillite. 

«Aujourd’hui, Dieu merci, ça marche bien car par jour, je gagne entre 5000 f à 10000 F de bénéfices. La vente ambulante des crédits de communication est rentable pour moi car c’est à travers ce métier que j’entretiens et nourris ma famille », dit-il.

Marié et père d’un enfant, il s’était investi dans la vente des noix de karité au village.

«En saison pluvieuse, je cultivais et je ramassais les noix de karité. Les femmes se moquaient de moi. J’ai eu 8 sacs que j’ai vendus. C’est avec cet argent que j’ai payé une vache à 150 000 F et un veau à 40 000 F. J’ai entretenu le veau. À la deuxième année, j’ai tout vendu pour revenir à Ouagadougou. J’ai eu 280 000 F. C’est ainsi que j’ai ouvert ma propre boutique. C’est là qu’a commencé la vente des unités de recharge de tous les réseaux de téléphonie mobile », a-t-il fait expliqué. 

Le jeune Niogo dit avoir embauché un enfant pour gérer la boutique qu’il avait construite auparavant, tandis que lui-même s’occupait de la vente des unités de recharge.

Alassane confie qu’après les décomptes les soirs, il a constaté que les bénéfices de la vente des crédits de communication dépassaient t les recettes de la boutique. C’est ainsi qu’il a décidé de fermer la boutique.  

«J’ai estimé sage de mieux me concentrer uniquement sur la vente des crédits de recharge car je risquais de tout perdre en voulant poursuivre deux lièvres à la fois » indique Alassane Zongo

www.libreinfo.net 

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