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« Le dossier Norbert Zongo est suffisamment avancé et les éléments que nous avons permettent de présager une issue favorable »(Harouna Yoda, procureur du Faso)

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Harouna Yoda, le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouaga I déclare que c’est l’attente de la décision du conseil d’Etat Français qui retarde le dossier Norbert Zongo. Il affirme que les conditions sont réunies pour une issue favorable au vu de l’avancement du dossier. Le procureur était face à la presse ce samedi 05 décembre 2020 au Centre national de presse Norbert Zongo.

Par Georges Youl, stagiaire

«Les avocats de François Compaoré (NDLR présumé commanditaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo), ont attaqué la décision de son extradition au conseil d’Etat français. A l’étape actuelle, c’est l’attente de la décision du conseil d’Etat français qui retarde l’avancement du dossier», affirme Harouna Yoda.

En effet, la France a donné son autorisation pour l’extradition de François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré. Mais ses avocats ont fait appel à la décision auprès du conseil d’Etat français, l’équivalent de la cour de cassation au Burkina Faso, selon le procureur du Faso.

Harouna Yoda, procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouaga I
Harouna Yoda, procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouaga I

Selon le procureur, le dossier Norbert Zongo est bien avancé et les accusés devront bientôt répondre devant la justice, s’il n’y pas d’élément nouveau. «Le dossier Norbert Zongo est suffisamment avancé et les éléments que nous avons permettent de présager une issue favorable» explique-t-il.

Quant à un éventuel jugement de François Compaoré par contumace, M. Yoda garde le silence. Il évoque la question d’obligation de réserve qui l’empêche de se prononcer sur certains éléments du dossier en cours. Pour lui,c’est le procureur général qui est apte à répondre à cette question.

Mais pour Me Halidou Ouédraogo, président d’honneur du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), si l’attente de la décision du conseil d’Etat français perdure, il n’est pas exclu que François Compaoré soit jugé par contumace. «François Compaoré peut être jugé par contumace. Vous devez vous attendre à cela.» déclare-t-il.

«Je suis impatient, 22 ans c’est trop long. Je peux comprendre que sous le régime Blaise Compaoré ça n’avance pas parce qu’ils étaient clairement impliqués dans l’assassinat de Norbert Zongo. Mais depuis que Compaoré est parti, moi, je ne peux pas comprendre que 5 ans après, on soit toujours en train de se demander pourquoi on n’a pas jugé François Compaoré», laisse entendre Abdoulaye Diallo, coordinateur du centre de presse Norbert Zongo.

Il reconnait néanmoins, la difficulté liée au dossier qui fait intervenir d’autres dossiers au plan international. Son souhait quelle que soit la durée, est la justice pour Norbert Zongo. «Il ne faut même pas que cela effleure l’esprit de quelqu’un, qu’on ne puisse pas rendre justice à Norbert Zongo», conclut-il.

Norbert Zongo est un journaliste d’investigation Burkinabè.  Il est le fondateur de l’hebdomadaire L’Indépendant, et l’auteur du roman Le Parachutage. Il est assassiné le 13 décembre 1998 sur la route de Saponé (province du Bazèga à 37 km de Ouagaougou). Son corps et celui de ses compagnons (03) sont retrouvés calcinés dans un véhicule. C’était sous le régime de Blaise Compaoré. François Compaoré, est le principal accusé dans le dossier.

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