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Burkina : la corruption va bon train (opposition politique)

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Le point de presse hebdomadaire du chef de file de l’opposition (CFOP), s’est tenu ce mardi 28 janvier 2020 à Ouagadougou sous la présidence du Pr. Augustin Loada, ancien ministre de la fonction publique sous la transition, président du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS) et de Amadou Diemdioda Dicko, vice-président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC). La rencontre avec les médias a porté sur plusieurs sujets dont le dernier rapport 2019 publié par l’ONG Transparency International.

Par Aïna Touré, stagiaire

« Le 23 janvier dernier, l’ONG Transparency International a publié son rapport 2019 sur la corruption dans le monde. L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié par Transparency International note les pays et territoires selon leurs niveaux perçus de corruption dans le secteur public, en s’appuyant sur 13 évaluations d’experts et des enquêtes menées auprès de chefs d’entreprises. L’Indice utilise une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu) », ont commenté les conférenciers du jour, Augustin Loada Loada du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS) et de Amadou Diemdioda Dicko, vice-président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC).

Le régime du MPP a réussi en 4 ans de mandat présidentiel, selon eux, la triste performance de hisser le pays de la 72e place à la 85e place. C’est donc le constat fait par l’opposition politique burkinabè ce mardi 28 janvier 2020 face à la presse.

Selon les statistiques, expliquent-ils, en 2015, le Burkina Faso était classé 76e sur 167 pays avec un score de 38 sur 100. En 2016, le pays s’est retrouvé au 72e rang sur 176 avec un score de 42 sur 100. En 2017, il (Burkina Faso) est classé 74e rang sur 180 pays avec le même score, 42 sur 100. En 2018, le pays est classé au 78e rang sur 180 avec un score quasi identique, de 42 sur 100. Et en 2019, le rapport de Transparency International classe le Burkina Faso à la 85e place avec un score presque identique de 40 sur 100.

« Au total, entre 2016 et 2019, le régime du MPP a réussi en 4 ans de mandat présidentiel, selon eux, la triste performance de hisser le pays de la 72e place à la 85e place dans le classement de Transparency International ; ce qui signifie que notre pays avec un score oscillant entre 42 et 41 su 100, est perçu comme de plus en plus corrompu », ont avoué les animateurs du point de presse.

Que font donc les institutions chargées de lutter contre la corruption ? Ont-elles été anesthésiées par le régime en place ? Ce sont entre autres les questions que l’opposition politique (CFOP-BF) s’est posé. C’est le lieu pour elle de lancer un appel à tous les acteurs de la lutte contre la corruption à se mobiliser pour juguler ce phénomène qui annihile les efforts de développement et de consolidation de « notre fragile démocratie » et nourrit les griefs des populations locales contre l’Etat central, facilitant ainsi l’infiltration de « nos communautés par les groupes terroristes ».

Par ailleurs, l’opposition n’a pas manqué de jeter un regard concernant l’enrôlement de la diaspora sur le fichier électoral. Elle dit craindre que la situation s’empire en cette année électorale. L’aggravation de la crise sécuritaire, le vote des lois à la dernière plénière de l’Assemblée nationale, l’enrôlement de la Diaspora sur le fichier électoral et la santé de Djibrill Bassolé étaient également d’autres sujets évoqués lors de cette rencontre avec les hommes de médias.

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