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Burkina : La liberté de la presse menacée?

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Paul- Henri Damiba
Paul-Henri Damiba, président de la Transition

« Les journalistes preneurs d’images se sont vu refuser le droit de prendre des images du Président Damiba à l’occasion du premier conseil des ministres ». Un fait parmi tant d’autres qui a fait réagir des organisations professionnelles de médias. Dans une déclaration conjointe publiée le 25 avril 2022, elles ont appelé le Président Paul-Henri Damiba et son gouvernement à lever toutes restrictions sur le travail des journalistes et à consolider la liberté d’expression et de la presse.

Par Daouda Kiekieta

Des journalistes ont été empêché de filmer ou prendre des photos lors du premier conseil des ministres à la présidence du Faso, alors qu’ils étaient en plein reportage, révèlent des organisations professionnelles de médias. « Saviez-vous qu’il est interdit de filmer le Président Paul-Henri Damiba ? C’est hélas ce qu’ont vécu les reporters du quotidien «L’Observateur Paalga», un jour de Conseil des ministres», peut-on lire dans leur déclaration.

Ceux qui ne l’avaient pas compris et se sont mis à prendre les photos lors de ce conseil des ministres certaines ont été invités courtoisement, mais avec insistance à les supprimer. «Nous n’avons pas eu le temps de reprendre nos esprits. Un élément de la sécurité apparemment envoyé par son patron nous rejoint la seconde d’après. D’un ton courtois, il nous invite à supprimer toutes les photos que nous venons de prendre. Nous nous exécutons sous son contrôle»,, témoigne un journaliste dans la déclaration.

Face à cette attitude des autorités qui constitue « une grave intrusion dans le travail du journaliste et une atteinte à la liberté de la presse», les organisations professionnelles de médias, signataires de la déclaration pensent que ces agissements regrettables peuvent être perçus comme des éléments fondamentaux inscrits dans la vision même du MPSR.

« La convocation des responsables de médias à Kossyam par le Président Damiba, le jeudi 14 avril 2022, avait tout l’air d’un recadrage sinon une volonté de mettre les médias au pas», souligne la note.

Tout en réitérant leur soutien aux force de défenses et de sécurité engagé dans la lutte contre le terrorisme, les signataires de la déclaration condamnent toutes formes de restrictions et de menaces contre les journalistes, les médias, les défenseurs de la liberté d’expression et de la presse et appellent le Président Damiba et son gouvernement à lever toutes restrictions sur le travail des journalistes et à consolider la liberté d’expression et de la presse.

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