Accueil Politique Burkina : Le Président du Conseil supérieur de la Communication appelle les acteurs...

Burkina : Le Président du Conseil supérieur de la Communication appelle les acteurs de l’éducation au dialogue

Burkina Education reformes
Le Conseil supérieur de la communication reçoit le ministre, Ouaro

Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le Pr Stanislas Ouaro a été reçu en audience par le président du Conseil supérieur de la Communication (CSC), Mathias Tankoano. Il a été question de solliciter l’accompagnement du CSC pour la réussite des assisses nationales sur l’éducation. C’était, le mardi 11 mai 2021 à Ouagadougou.

Par André-Martin Bado

Après les premières assises nationales sur l’éducation de 1994, le ministère en charge de l’Education nationale va organiser de nouvelles assises. Prévues pour septembre prochain, elles visent à relever les difficultés et les défis qui se posent dans ce secteur.

Afin de bénéficier de l’accompagnement du CSC, le ministre en charge de l’Education, le Pr Stanislas Ouaro s’est rendu au siège de l’institution à Ouagadougou, le mardi 11 mai 2021.

A sa sortie d’audience, le Pr Stanislas Ouaro a fait savoir que sa démarche a pour objectif  la bonne conduite du processus devant aboutir aux assises nationales sur l’éducation.  Des sujets comme les violences en milieu scolaire seront abordés et le CSC est la structure habilitée en termes de documentation sur le phénomène.

Selon le ministre, les échanges ont été fructueux puisque l’instance de régulation de la communication s’est engagée à s’impliquer pour une meilleure réussite des assises nationales.

Quant au président du CSC, Mathias Tankoano, il estime qu’il est temps pour le Burkina Faso d’affronter courageusement les questions sur les reformes de l’éducation avec lucidité et sans pression. Il a réaffirmé son accompagnement et félicité le ministre pour la démarche. « Nous le soutenons fermement dans cette démarche qui va permettre à l’ensemble des composantes de notre pays de réfléchir sur l’avenir de l’éducation », a-t-il dit.

Mathias Tankoano est persuadé que le système éducatif a besoin d’être reformé.  « Est-ce que nous pouvons continuer d’enseigner de cette manière du primaire jusqu’à l’université ? Est-ce que nous pouvons continuer, chaque année, à former des milliers de jeunes qui sortent et sont confrontés à un problème d’emploi alors que sur le terrain, il y a énormément de chantiers pour lesquels on ne peut pas trouver des jeunes burkinabè formés pour ces postes ? », s’est-il questionné.

Concernant le mouvement des scolaires contre les reformes, le président du CSC a invité le ministre Ouaro à échanger avec tous les acteurs du système éducatif. Le Pr Ouaro devrait expliquer la quintessence des reformes aux élèves, aux enseignants et aux parents d’élèves afin d’éviter une année blanche.

www.libreinfo.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Résoudre : *
9 × 26 =