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Burkina: «Un vrai chef, lorsqu’il commence à perdre des hommes, il se met en cause», (manifestant)

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Burkina manifestations
Des manifestants aident les sapeurs pompiers à maîtriser les flammes dans une boutique au grand marché de Ouagadougou.

Chaude matinée au centre-ville de Ouagadougou le samedi 22 janvier 2022.  Les jeunes ont répondu présent à l’appel à manifester des organisations de la société civile (OSC). Cette marche vise à soutenir les Forces de défense et de sécurité, à dénoncer la situation sécuritaire et à soutenir le gouvernement malien de la transition.

Par Rama Diallo

Des jeunes ont répondu à l’appel des organisations de la société civile qui ont protesté ce samedi contre la mal gouvernance, l’insécurité et les sanctions infligées au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

A partir de 8 heures déjà, certains manifestants se sont réunis à la place de la révolution. Ils avaient à la bouche des sifflets et des vuvuzelas. Ils  entonnaient ensemble  « libérez kosyam ».

Aboubacar Compaoré est sorti pour exprimer son mécontentement concernant la mauvaise gouvernance, la corruption, l’insécurité, la vie chère et les sanctions de la CEDEAO contre le Mali. Pour lui, la détérioration de la situation sécuritaire résulte de l’incompétence du Président du Faso à diriger le pays.

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Aboubacar Compaoré, manifestant.

Sous le règne de Roch Kaboré, il a failli avoir un conflit intercommunautaire au Burkina. C’est le cas de Yirgou précise monsieur Compaoré.

Le gouvernement a encore mal géré l’affaire Panzani. L’histoire de Panzani pouvait créer un conflit entre les religieux, pense-t-il. Il a l’impression que le chef de l’Etat envoie les militaires à l’abattoir sur les théâtres des opérations en ne leur dotant pas d’équipements nécessaires et de qualité pour faire face à l’ennemi.

« Un vrai chef lorsqu’il commence à perdre des hommes, il se met en cause. Ils trouvent des solutions. Quand il n’arrive pas à trouver des solutions, il démissionne. Aujourd’hui, le Burkina a perdu beaucoup de ses enfants à cause du terrorisme.

Des populations dorment dehors. Ils n’ont pas à manger ni à boire. Et notre Président tient toujours à son pouvoir. Qui est-ce qu’il va diriger si les Burkinabè meurent ? Je veux la démission de Roch », s’écrie le manifestant Aboubacar Compaoré.

Le pays va mal renchérit Mahamadi Zongo.  Il estime que le gouvernement s’en fout du calvaire de la population.  M. Zongo dit être très remonté contre le Président.

Car au lieu de s’associer avec Mali pour lutter contre le terrorisme, le Président du Faso s’est mis dans le camp de ceux qui n’ont pas de problème sécuritaire pour mettre le Mali sous embargo.

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Mahamadi Zongo, manifestant.

« Le Mali est un pays frère. Et Roch veut mettre les Burkinabè et les Maliens en palabre. Il veut que les Maliens chassent les Burkinabè vivant au Mali. Or, il n’a pas de solution pour ceux qui sont sur le territoire burkinabè, n’en parlons pas de ceux de l’extérieur. On en a marre de ce Président qui sacrifie ses soldats au front », ronchonne M. Zongo.

Une manifestante qui a requis l’anonymat se dit scandalisé par le comportement de la Police nationale qui vise à brutaliser et à empêcher les manifestants de s’exprimer. Elle interprète les jets de gaz lacrymogène sur les manifestants comme une sorte d’atteinte à la liberté d’expression. Ce qui traduit le manque d’écoute du peuple par le gouvernement.

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SENS Appel à contribution militante et population

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