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Burkina/Santé: Période hivernale et paludisme, la situation des PDI de Tougan

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La saison des pluies est l’un des moments où sévit le paludisme dans la plupart des ménages au Burkina Faso. Comment les personnes déplacées internes et surtout les enfants de Tougan, traversent-elles cette période ? Libreinfo.net est allé faire le constat sur des sites des personnes déplacées internes.

Par Brice Alex, Correspondant dans le Sourou

La saison des pluies est une période où la plupart des ménages souffrent du paludisme. Les enfants déplacés internes sont les plus exposés à la maladie.

Si certaines familles ont le minimum en termes de soins et de protection grâce à l’assistance des services étatiques et des ONG, d’autres sont dans le besoin.

Ainsi, Konso, mère de famille explique qu’elle n’a pas assez de moustiquaires pour ses enfants et pour elle même: «Nous n’avons pas assez de moustiquaires. Les services de l’action sociale nous avaient donné des moustiquaires, mais c’est insuffisant vu notre nombre». Elle ajoute :« S’il pleut, nous avons peur pour nos maisons, puisqu’elles coulent».

Konso, mère de famille
Konso, mère de famille

Quant à Salimata, elle se réjouit : « Les agents de santé ont distribué des médicaments de porte à porte et mes enfants en ont eu. Jusque-là, nous n’avons pas connu de grand problème de santé».

Tel est aussi le cas de Minata. Même si elle manque de moustiquaire imprégnée, sa fille souffrante a bénéficié tout récemment des soins de la clinique mobile de l’ONG Terre des Hommes sise au secteur 7 de Tougan et elle se porte bien.

C’est du moins, c’est ce qu’elle nous a confié: «Ma fillette était malade, il y a quelques jours. Je l’ai conduit au niveau des agents de la santé de Terre des hommes. Ils nous ont vraiment aidé. Ils nous ont donné les produits gratuitement sauf ceux qu’ils n’ont pas avec eux».

Minata, une déplacée interne
«Ma fillette était malade », dit Minata, une déplacée interne

Elle indique qu’aujourd’hui sa fille va bien. Seulement, elle se plaint de ce qu’elle n’a pas assez de moustiquaires. «Nous n’avons qu’une seule moustiquaire imprégnée, pourtant nous sommes 6 personnes dans la même maison» se lamente-t-elle.

Si Gorou, elle, ne manque pas de moustiquaire, elle a plutôt besoin de couverture pour ses enfants : «Je suis obligé d’utiliser les pagnes puisqu’il n’y a pas de couverture pour les enfants. Nous demandons aux autorités de nous aider».

Jean-Claude explique pour sa part que: «Nous avons un centre de santé non loin de nous. Chaque fois qu’un enfant est malade nous l’y emmenons. Aussi des agents communautaires passent souvent pour donner les médicaments aux enfants. Nous avons reçu les moustiquaires l’année dernière».

Jean-Claude
« Nous avons reçu les moustiquaire l’année dernière», Jean-Claude, déplacé interne

Au delà de la question de santé, s’ajoutent d’autres difficultés auxquelles ces personnes font face en cette période hivernale. Il s’agit entre autres de l’exiguïté et le mauvais état des logements pour certains ménages, le manque d’activité génératrice de revenus en raison du blocus terroriste et les besoins alimentaires.

Le cri de cœur de cette couche vulnérable est l’assistance permanente des services humanitaires et de santé et par-dessus le retour de la paix et de la sécurité au Burkina Faso en générale et dans la province en particulier.

La ville de Tougan, chef-lieu de la province du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun accueille plus de 40.000 personnes déplacées internes selon les récents données statistiques.

www.libreinfo.net

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