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Burkina putsch: « la seule sécurité pour tout pouvoir, c’est sa légitimité populaire » (Bassolma Bazié)

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Burkina putsch

Au lendemain du coup d’Etat du 24 janvier 2022, les réactions des Burkinabè ne se sont pas faites attendre. Le journaliste et ex-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry, a rendu un hommage au Président Roch Kaboré. Bassolma Bazié dans un écrit, interpelle la junte à poser des actes allant dans l’intérêt du peuple.

Par Rama Diallo

Des personnalités publiques burkinabè et syndicats ont réagi au lendemain du coup d’Etat militaire. D’aucuns rendent hommage au Président déchu, Roch Kaboré, et d’autres, semblent plus ou moins cautionner le coup d’Etat.

Pour l’ex-président de la CENI, Newton Ahmed Barry, le Président Kaboré a fait ce qu’il a pu. Mais il aurait dû démissionner depuis le massacre de Solhan. Le journaliste suppose que le Président n’a pas pu se libérer des conseils de ses proches qui voulaient qu’il reste au pouvoir malgré la détérioration de la situation sécuritaire.

De son point de vue, le pouvoir suprême burkinabè serait atteint d’une sorte de mauvais sort dont il faudra délivrer. « Depuis Ouezzin Coulibaly, il y a comme une malédiction attachée à la haute fonction de l’Etat. Aucun de nos Présidents n’a tranquillement conduit son mandat à terme », mentionne Newton Ahmed Barry.

Bassolma Bazié, l’ex-secrétaire général de la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B), quant à lui, attire l’attention des putschistes sur la nécessité de réserver un traitement humain aux personnes détenues.

Il appelle la junte à travailler sur un bref délai et de façon urgente à la réouverture des frontières.  Le syndicaliste invite les militaires à comprendre que la seule sécurité pour tout pouvoir, c’est sa légitimité populaire. C’est-à-dire, que la junte doit poser des actes en conformité avec les aspirations du peuple.

Le 24 janvier, l’Organisation nationale des syndicats libres du Burkina (ONSLB), a condamné le coup de force de l’armée.  Selon elle, un coup d’Etat ne renforce pas la démocratie au Burkina Faso.

Le porte-parole de l’ONSLB, Paul Kaboré avait prévenu que si les militaires perpétraient un coup d’Etat, l’organisation allait se concerter avec les centrales syndicales comme en 2015 pour donner leur position au coup d’Etat. L’organisation a sorti sa déclaration avant la celle des putschistes à la télévision nationale.

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