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Burkina /Rentrée scolaire : manque de places à l’unique école primaire de Bonheurville (Ouagadougou)

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L’école primaire publique du quartier Bonheurville (Ouagadougou) est en manque de places pour la rentrée scolaire 2022-2023. Il est quasiment difficile pour des parents d’élèves d’y inscrire leurs enfants. Libreinfo.net s’est déporté dans cette école, afin de vivre les réalités de cette structure éducative.

Par Natabzanga Jules Nikièma

Du beau monde ce jour dans la cour de « L’école Bonheurville », une école primaire publique située dans le secteur 31 de la ville de Ouagadougou ; la seule qu’abrite ce quartier. C’est la rentrée des classes. Elèves, parents d’élèves et enseignants s’affairent pour le bon déroulement de cette rentrée scolaire.

Cependant, tous doivent faire face à une difficulté de taille : le manque de places pour accueillir tous les enfants en âge d’aller à l’école « Je souffre énormément en cette rentrée. Notre véritable difficulté ici est l’offre car la demande est extrêmement forte. Nous sommes à un effectif de 128 élèves au CPI et beaucoup de parents continuent de solliciter de la place pour leurs enfants, malgré le manque de places assises » se lamente le directeur Arzouma Hien.

« Il nous arrive souvent de voir des parents verser des larmes ici à cause du manque de place pour l’inscription de leurs enfants car, c’est la seule école primaire publique du secteur 31 sur laquelle ils fondent leur espoir », ajoute-t-il.

Difficile dans ces conditions de respecter le nombre d’élèves par classe selon le directeur qui se voit obliger d’inscrire certains enfants malgré le manque de places assises «On m’a présenté une fille de 8 ans pour le CP1 et je suis en train de voir comment récupérer cet enfant. Lorsqu’on refuse un élève pour manque de place, le parent retourne avec lui et ne l’inscrit plus », déclare-t-il.

Une enseignante, Fanta Ganou, titulaire de la classe de CM2, nous fait visiter sa classe. Aménagée pour accueillir 96 élèves, la classe va en accueillir au moins 128. « Sur 32 tables-bancs de 3 places assises, les élèves sont obligés de s’asseoir 4 par table. » explique-t-elle.

Pendant que Fanta Ganou explique toutes ces difficultés, nous voilà interrompus par une dame, attristée, l’air grave, un bulletin en mains « Je viens de Tanghin Dassouri. Ma fille dpot faire le CM2. Mais je manque de moyens pour l’inscrire dans une école privée car là-bas, la scolarité est élevée. C’est pourquoi je suis venue solliciter la place ici. Mais, ils m’ont dit qu’il n’y a plus de place. Je ne sais plus quoi faire », nous explique-t-elle. « Si les autorités pouvaient aider les enseignants en construisant d’autres classes, afin que les enfants puissent s’inscrire, cela serait intéressant », a-t-elle souhaité.

Ibrahim Savadogo est un professeur des lycées et collèges. Il est venu trouver de la place en classe de CE1 pour son neveu, un déplacé interne qui est arrivé de Titao (Nord du pays). « On m’a dit de revenir plus tard », raconte-t-il.

Au moment où nous quittions les lieux, nous retrouvons Bernadette Zoungrana, une ménagère avec son enfant David Ouédraogo qu’elle n’a pas pu inscrire. « Je n’ai pas entendu son nom au cours de l’appel. Pourtant, son père a passé la nuit ici pour avoir de la place car il n’a pas les moyens et sans le public l’enfant ne pourra pas aller à l’école », soutient madame Zoungrana.

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