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Burkina /Terrorisme : 4 mines d’or sont fermées depuis fin septembre 2022

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Burkina mines d'or
Image illustrative d'une usine de traitement d'or

Les attaques terroristes au Burkina Faso sont de plus en plus dirigées contre les sites miniers. Ces mines subissent, directement ou indirectement, des impacts dans leurs activités de production de l’or. Quatre mines d’or ont dû fermer leurs portes fin septembre 2022, selon un document consulté par Libreinfo.net.

Par Nicolas Bazié

Fin septembre 2022, quatre mines ont connu un arrêt total de travail pour cause d’insécurité, selon un document dont Libreinfo.net  a eu connaissance du contenu. Les terroristes s’en prennent non seulement au personnel mais surtout au matériel d’exploitation des sociétés minières.

Ainsi, le harcèlement et les menaces par des hommes armés ont amené les responsables des sociétés minières concernées à fermer leurs mines d’or dans les zones d’insécurité déclarées «zones rouges».

Il s’agit notamment de la mine d’or de Taparko, située dans la province du Namentenga, dans la région du Centre Nord. Elle est exploitée par la société minière russe Nordgold, à travers sa filiale locale SOMITA, et avait commencé à produire en 2007.

La mine de Taparko a produit 53 500 onces d’or au cours des neuf premiers mois de l’année 2021, contre 74 800 onces sur la même période en 2020. Elle est la première mine privée du Burkina Faso et la première mine africaine de Nordgold. Cette compagnie exploite une autre mine d’or à Bissa-Bouly, également dans le Centre Nord du Burkina.

La mine d’or de Youga, dans la province du Boulgou, région du Centre-Est, exploitée par la société Burkina Mining Company, a également cessé toute activité. Elle est entrée en production en 2008. Elle dispose d’assez de réserves en minerais pour soutenir une exploitation jusqu’en 2031, selon Avesoro Ressources, la société mère qui avait fait cette annonce après réévaluation des réserves.

La société devrait maintenir sa production d’or au-dessus de 200 000 onces par an, avait alors indiqué son directeur général, M. Serhan Umurhan.

La troisième mine d’or, fermée pour cause d’insécurité, est celle de Natiana. Située dans la province du Nahouri, région du Centre Sud, elle est gérée par Natiana Mining company SA. Son exploitation a débuté en février 2017.

En 2019, la mine avait prévu un budget de 403 millions de F CFA destiné à la province pour la réalisation des activités suivantes : la construction d’une voie d’accès au CSPS de Ziou, la réhabilitation et l’équipement du CSPS de Guiaro et la dotation de moyens de déplacement à 10 femmes handicapées.

En décembre 2016, l’Etat avait estimé les réserves minières de la société Natiana à 2,3 tonnes d’or avec une teneur moyenne de 8,85 grammes par tonne sur une superficie de 2 km². La durée de l’exploitation estimée était d’environ 42 mois.

L’exploitation devait créer une centaine d’emplois directs et indirects et générer des recettes fiscales estimées à 25,722 milliards FCFA.

Enfin, la dernière mine à fermer est la mine d’or de Nammiguima, dans la province du Sanmatenga, région du Centre Nord. Sa production avait débuté en 2016. C’est une mine qui appartient à Riverstone Karma SA. En 2021, la société avait pu produire 2753.249 kg d’or.

La fermeture de ces quatre sites miniers à cause du terrorisme est un coup dur pour l’économie burkinabè, déjà mal en point.

Les ressources générées par ces mines contribuaient fortement à renflouer les caisses de l’Etat.

Elles employaient également des centaines de personnes qui seront automatiquement mises au chômage.

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