Home A la une Centre Nord : La coalition Jam apporte des tonnes de vivres aux...

Centre Nord : La coalition Jam apporte des tonnes de vivres aux personnes déplacées internes à Kaya

Coalition Jam don vivres Kaya
Remise de vivres aux déplacées internes à Kaya, région du centre nord

La coalition Jam a fait don de vivres aux déplacées internes de Kaya dans le Centre Nord le samedi 16 janvier 2021. C’était en marge du forum pour la paix et la cohésion sociale, organisé dans ladite localité par la coalition Jam. D’une valeur de trois millions de FCFA, le don est composé de sept tonnes de riz et de cinquante cartons d’huile alimentaire. Le but de ce geste est de soulager et améliorer les conditions de vie des bénéficiaires le temps d’un instant, selon les donateurs.

 

Par Etienne Sanon, de retour de Kaya

C’est devenu une tradition, à l’instar des autres localités sillonnées par la caravane de la coalition Jam, les déplacés internes de Kaya dans la région du Centre nord ont reçu leur part de vivres après le forum sur la paix et la cohésion sociale. C’est au pas de course, que la caravane de la coalition Jam a été accueilli par les enfants déplacés internes, en cette matinée du 16 janvier 2021, sur leur site d’accueil au secteur 6 de la ville de Kaya. Les plus âgés et les parents quant à eux, attendaient patiemment sous le soleil pour certains, et sous les tentes pour les autres.

Ils étaient tous mobilisés pour être des témoins de la remise des vivres organisée par la coalition Jam pour la paix et la cohésion sociale. Au premier rang, Boukaré Ouédraogo, maire de la commune de Kaya.

Pour lui, ce geste « vient à point nommé car au fur et à mesure que le séjour de ces déplacés se prolonge, les difficultés commencent à naître », et pour ne rien arranger à la situation, « les organismes humanitaires et internationaux qui étaient là pour la distribution des vivres commencent à se retirer, parce qu’on constate que la quantité de vivre distribuée à chaque individu est réduite », soutient-il.« Actuellement ces personnes déplacées internes sont dans le besoin »,indique Boukaré Ouédraogo et ce geste de la coalition Jam vient les « soulager ». Ces vivres seront distribués de sorte que les déplacés internes qui n’en avaient pas eu pendant des dons passés, soient prioritaires, « puisque qu’un recensement sera fait à cet effet », rassure le maire de Kaya.

Un geste tout à fait normal pour les donateurs, au regard de ce que traverse ces personnes déplacées internes. Un geste bien apprécié par les bénéficiaires. Alimata Ouédraogo, bénéficiaire du don de la coalition Jam a salué l’œuvre de générosité à sa juste valeur et à remercier la coalition pour la pensée à leur égard. Son souhait, est de pouvoir retourner chez elle à Pissila, département situé dans la province du Sanmatenga, dans le Centre Nord, qu’elle a dû quitter du fait de l’insécurité.

Lire aussi: Vivre ensemble, la coalition Jam pour la paix et la cohésion sociale mène la sensibilisation à Kaya(Centre nord)

Lizeta Ouédraogo, quant à elle souhaite que toute bonne volonté ayant les moyens de leur venir en aide à le faire, même si elle reconnait qu’ils ont bénéficié de l’accompagnement du gouvernement et certains acteurs privés, depuis leur arrivée à Kaya en tant que personnes déplacées internes.

Le Président de la coalition Jam, El Hadj Moussa Cissé au cours du forum avant le don des vivres a souhaité pour sa part que tous les enfants déscolarisés du fait du terrorisme puissent reprendre le chemin de l’école, ainsi il a déclaré que :« toutes les portes de ces milliers d’écoles fermées s’ouvrent à nouveau pour le bonheur de nos enfants ».

Il souhaite également que « mossi, peul et n’importe quel autre burkinabè ne soient plus jamais la cible de l’un ou de l’autre burkinabè, ni se regarder en chien de faïence. Mais que tous se réconcilient et vivent en harmonie comme ils l’on toujours fait. » Par ailleurs, il a souhaité que :« cessent sans délai la stigmatisation, les violences ciblées et l’ethnocentrisme ».

Selon des sources locales en décembre 2020, plus de 320 000 personnes déplacées internes vivent à Kaya, soit trois fois le nombre de la population en temps normal.

www.libreinfo.net