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Victoire de Salitas contre Al Masry: retour sur les secrets d’un exploit à Port-Saïd

Le “club du Colonel Yac” a livré une belle prestation en s’imposant par 0 à 2 à Port Saïd contre les égyptiens de Al Masry, prenant ainsi une option très sérieuse pour la qualification au tour de cadrage de la Coupe de la Confédération Africaine.

Si l’on salue à sa juste valeur le réalisme et la solidité dont l’équipe burkinabé a fait montre, force est de reconnaître l’intelligence et la lucidité d’esprit qui font de l’entraîneur de Salitas, le véritable artisan de cette victoire. Chose qui devrait inspirer les entraîneurs au Burkina.

Au regard du match, l’entraîneur de Salitas,  Ladji Coulibaly a réussi son Paris sur trois aspects.D’abord, la disposition tactique à deux variantes (4-5-1 / 4-3-3) a permis de densififier le milieu de terrain et de stabiliser son équipe. Ensuite, dans le choix des hommes, le coach de Salitas a été d’une pertinence inédite. Il a laissé sur le banc certains artificiers et non des moindres: Ousmane Nana, Ismaël Karambiri, pour à la fois éviter les doublures incompatibles et créer plus d’entrain. Enfin et surtout, Ladji Coulibaly, à la différence des autres en campagne africaine, n’a pas voyagé pour perdre.

Visiblement, l’entraîneur de Salitas est allé en Égypte pour prendre des points. En témoignent,  les choix audacieux qu’il a opérés. Alors qu’il menait au score par 1à 0, un autre coach à sa place aurait sans aucun doute cherché à préserver le score dans le dernier quart d’heure. Mais Ladji Coulibaly a préféré lancer deux attaquants: Nana et Karambiri.
Et c’est justement l’un des nouvels entrants Karambiri qui, d’une retournée acrobatique, offrira le but du K.O aux “Enfants du Colonel”.

Habituellement, les clubs burkinabè même s’ils ne l’avouent pas, voyagent pour perdre, avec pour seule mission de limiter les dégâts. Même si par catastrophe, Salitas se disqualifie le 22 décembre lors du match retour à Ouagadougou, Ladji Coulibaly aura tout au moins montré la voie à ses compères. Comme quoi, quand on est entraîneur, il faut savoir enseigner l’audace.

Marcel YE

Libreinfo.net

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