En vue de stopper la propagation de la pandémie de la COVID-19, le gouvernement burkinabè avait pris des mesures telles que la fermeture des écoles, des lieux de culte et autres espaces publics, la mise en quarantaine des villes ayant enregistré des cas et le port obligatoire du  masque ou du cache-nez. Ces décisions ont fait naitre  un certain nombre de commerces, notamment la vente de cache-nez. Des jeunes, aux abords des feux tricolores, devant  des banques ou des supermarchés,  proposent des masques de protections. Un an après, ces commerçants arrivent-ils à s’en sortir ? Libreinfo.net était dans les rues de Ouagadougou, le lundi 31 mai 2021, pour faire le constat.

 

Par André-Martin Bado

 

Arrêté devant une banque sur l’avenue Kwamé Nkrumah, Harouna  Zongo, un jeune commerçant ambulant, tient un lot de masques à la main et un sac noir au dos contenant d’autres articles.

 

En nous voyant arriver, il s’approche pour proposer son article. « Masque à 200F CFA ,3 à 500 F CFA. Chef, il faut prendre cache-nez, si tu n’as pas, tu ne pourras avoir accès à la banque, car le port de masque est obligatoire », avance-t-il.

 

Après des échanges, Harouna, nous explique que depuis l’apparition de la maladie à coronavirus, il a laissé son ancien métier (cireur de chaussures) et  il s’est lancé dans le commerce des équipements de protection contre la COVID-19.

 

Le jeune commerçant affirme qu’en 2020, en pleine pandémie, les articles se vendaient bien, mais que de nos jours, le marché est morose.

 

 « Au début de la maladie, je vendais, les cache-nez à 500 F CFA, souvent à 800 F CFA. Les visières en son temps, je les vendais à 2 000 F CFA  l’unité. Je pouvais rentrer à la maison avec une recette de 30.000 F CFA par jour, voire plus.

 

Maintenant ça ne marche plus. Même cinq cache-nez, je ne peux même pas vendre. C’est dure, pour vous dire vrai, on se cherche » s’attriste-t-il.  Harouna, nous confie qu’il se ravitaille au grand marché de Ouagadougou.

 

Mohamed Dabré , commerçant au marché  Zabré Daaga  ,quant à lui, a opté pour la vente en gros des équipements de protection contre la Covid-19 .

 

La vente de ces articles ne marche plus comme au début de la pandémie.  Selon, lui  le marché a pris un coup, parce que le ministre burkinabè du commerce, Harouna Kaboré avait rendu public un communiqué encadrant le prix de vente en détail des gels, des cache-nez. «  En ce moment nous avons vendu à perte. Parce qu’il fallait respecter la décision de nos autorités », dit-il.

 

Dabré dit que malgré la timidité du marché il arrive à vendre 20 cartons par jours.  Il fait savoir que depuis la mise en vigueur du port de masque obligatoire, les burkinabè, ne respectent pas cette mesure. Donc c’est difficile d’écouler les masques.

 

M. Dabré  précise  que les cache-nez proviennent de la chine. « Ce sont des marchandises comme tous les autres que nous proposons aux clients donc la question à savoir si c’est médicales, nous ne savons pas » a-t-il lancé avec un sourire aux lèvres.

 

Pour lutter contre la pandémie, le Burkina Faso a démarré sa campagne de vaccination, le 2 juin dernier à Ouagadougou.

 

Pour cette première vague le pays a reçu environ 115 milles doses du vaccin AstraZeneca. Ce sera certainement le déclin du commerce des masques.

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