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Culture : « Nous organisons des spectacles pour promouvoir le slam et la littérature » Georges Gnoumou alias Yellow

Le slameur Georges Gnoumou, alias Yellow: Le slam
Le slameur Georges Gnoumou, alias Yellow

Un groupe de jeunes burkinabé réunis au sein de l’association « Lis tes ratures » s’est donné pour objectif de promouvoir le slam. C’est ainsi que ces jeunes organisent tous les derniers vendredis du mois au Goethe Institut, (centre culturel allemand), un spectacle dénommé « havre de mots ». Libre info a échangé avec le coordonnateur de l’association, Georges Gnoumou, sur le projet culturel que défend l’association.

Par Armel Kébré

 Libre Info (LI) : Qui est Georges Gnoumou ?

Georges Gnoumou (G G) : Je suis professeur certifié de l’enseignement général. Je suis plus connu comme slameur sous le nom de Yellow et à ce titre je suis auteur d’un album-maxi intitulé « flammes d’espoir » sorti en 2012. Je prépare mon prochain album mais pour l’instant je suis dans les collaborations et la formation à travers les ateliers d’écriture.

LI : vous avez initié un projet littéraire dénommé « Havre de mots ». De quoi s’agit-il ?

G G : Nous avons d’abord mis en place une association appelée « lis tes ratures » en référence à la littérature qui est une figure de style, un calambour en quelque sorte. Nous avons décidé d’unir nos forces et nos compétences entre poètes et slameurs, pour partager des moments chaleureux autour de ce que nous aimons le plus. C’est ainsi qu’est né le projet « Havre de mots », un évènement qui a lieu les derniers vendredis du mois. C’est un spectacle qui se tient au Goethe institut et qui réunit des slameurs ou des écrivains. Ces spectacles, qui constituent un cadre d’expression et de promotion des slameurs et des littéraires, sont ouverts gratuitement au public.

LI : Comment financez-vous alors vos activités ?

G G : Pour le moment en tout cas, c’est le Goethe Institut qui nous accompagne avec un appui financier. Nous n’avons pas encore de sponsors. C’est à travers l’appui financier du Goethe Institut que nous arrivons à donner quelque chose aux artistes invités. Ce ne sont pas des cachets mais juste un accompagnement pour les frais de déplacement.

LI : Comment organisez-vous vos spectacles en cette période de la Covid19 ?

G G : Nous prenons toutes les mesures de barrière et de distanciation lors de nos spectacles. Si vous n’avez pas par exemple de cache-nez, vous ne pouvez pas avoir accès à la salle. Nous disposons à la porte d’entrée du gel hydro alcoolique et souvent il y a même les relevés de températures. Il y a donc un minimum de précautions que nous prenons lors de nos spectacles.

LI : Quelles sont vos perspectives ?

G G  : Nous avons plein de choses en perspective mais pour le moment ce sont les soirées  que nous organisons. Ce sont des occasions pour permettre à tous ceux qui ont des œuvres dans le registre slam ou littéraire de pouvoir faire la promotion. Nous comptons mener d’autres activités telles que les ateliers d’écriture pour former les adeptes du slam. Nous prévoyons aussi l’organisation d’un grand festival de slam. Nous invitons le public à venir assister à nos spectacles au cours desquels nous essayons de mettre des mots sur nos maux.

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