Home Sport Cyclisme :  Le cyclisme Burkinabè à la loupe des Jeux Olympiques de Tokyo...

Cyclisme :  Le cyclisme Burkinabè à la loupe des Jeux Olympiques de Tokyo 2020

0
Cyclisme Burkina JOTokyo
Des étalons cyclistes, dont parmi eux, Paul Daumont qui a pris part aux JO Tokyo 2020.

Les Jeux Olympiques de « Tokyo 2020 » resteront dans les annales du cyclisme Burkinabè. Pour la première fois dans l’histoire, un Etalon cycliste était sur un départ olympique. Pourtant le Burkina Faso est un « pays du vélo », un vrai pionnier du cyclisme en Afrique.

Par Marcel Yé

Sans avoir réalisé de beaux résultats aux Jeux Olympiques de Tokyo, le cycliste Burkinabè Paul Daumont est tout de même parvenu à susciter la fierté de tout un peuple, puisque pour la première fois, le vélo burkinabè était sur les pistes du prestigieux rendez-vous international des sports. S’il faut féliciter le jeune athlète de 21 ans pour cette prouesse, on doit en revanche fustiger les décideurs politiques et les autorités sportives du Burkina.

Pour un pays où le vélo est la chose la plus répandue, c’est bien dommage d’être à une toute première participation aux Jeux Olympiques. Il est tout aussi déplorable qu’un pays pionnier du vélo sur le continent africain, le Burkina ne possède encore pas à ce jour un cycliste professionnel. C’est à admettre que le cyclisme Burkinabè est en panne, à l’image du sort qu’a connu Paul Daumont à Tokyo.  Pourtant, les contextes économique, socioculturel et historique sont bien favorables à l’essor du Cyclisme au Pays des Hommes Intègres.

Le Burkina pourrait être appelé « Pays du Vélo » car il abrite l’une des toutes premières compétitions cyclistes et de loin, l’une des plus importantes sur le continent africain. La bicyclette est restée longtemps le premier moyen de déplacement des burkinabè et demeure à ce jour l’une des plus répandues.

Appelé « cheval moderne » dans la plupart de nos langues nationales, le vélo représente ce noble animal, symbole mythique de notre pays.

Contrairement à plusieurs pays, présents à Tokyo, où certains adultes sont même incapables de tenir un vélo commun à équilibre sur ses roues, le Burkina Faso est sans conteste le seul où tous les natifs savent rouler à vélo dès l’âge de 4 ou 5 ans.

La politique nationale des sports a besoin d’un souffle nouveau et le cyclisme a droit de plus d’égard pour hisser haut le drapeau de notre cher pays.

D’abord, le championnat national de cyclisme doit être valorisé et hissé à un autre niveau de prestige.

Ensuite, le cyclisme doit devenir une option obligatoire dans les compétitions scolaires inter établissement à l’école primaire (OSEP) et à l’USSUBF, car le vélo est la représentation moderne du cheval, animal symbole de notre pays.

Puis, les clubs de cyclisme méritent d’être accompagnés par un mécénat pérenne.

Aussi, le Tour du Faso ne doit plus se résumer à une compétition pour grands coureurs amateurs ; il faut songer à un « petit Tour du Faso » pour les coureurs juniors, cadets, minimes et féminin, en marge ou en prélude du « grand » Tour du Faso.

C’est à ce prix que le Burkina Faso se fera respecter sur la planète du vélo africain et même international.

www.libreinfo.net

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
16 − 5 =