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DABLO: Des tentatives pour remettre en cause la cohabitation pacifique entre confessions religieuses 

La commune de Dablo située dans la région du Centre-Nord a subi une attaque terroriste le dimachee  12 mai 2019 qui a coûté la vie à six personnes dont le prêtre de l’église catholique de la localité. Derrière l’assassinat ciblé des religieux, se cache une volonté de remettre en question la tolérance religieuse longtemps cultivée au Burkina Faso.

Le département de Dablo est situé dans la région du entre-Nord, province du Sanematenga à 84 km de Kaya.
Non loin du village de Yigou dans lequel l’assassinat du chef de village et des membres de sa famille avait conduit au massacre de 210 personnes le 1er janvier 2019. Dablo est à une trentaine de kilomètres de la commune de Tongmayel, dans la province du Soum, où l’abbé Joël Yougbaré avait été enlevé dans le village de Sergosoma, le 17 mars 2019. Dablo était jusque là épargné des attaques terroristes.

Hier 12 mai 2019, au cours de la célébration de la messe, une trentaine d’hommes armés font irruption dans l’église de Dablo, autour de 9h et tuent six personnes selon des témoins.
Malgré les renforts dépêchés de la commune de Barsalgo (région du Centre-Nord ) où se trouvait le détachement militaire le plus proche à 45 km, les bourreaux de l’abbé Siméon Yampa et des cinq fidèles de son église n’ont pas été retrouvés.

Dans les parages de cette localité, le curé de Djibo, l’abbé Joël Yougbaré avait été également élevé le 17 mars 2019 et reste sans nouvelles jusqu’à ce jours. Pour rappelle, celui-ci avait été enlevé dans le village de Sergosoma dans la commune de Tongmayel à une trentaine de kilomètres de Dablo.

Le terrorisme tente désespérément de créer un conflit communautaire et religieux par assassinats interposés de leaders communautaires ou religieux.

Dans la localité qui s’étend de Yirgou jusqu’à Arbinda, deux conflits communautaires ont déjà été enregistré depuis le début de l’année 2019. Tous, sont issus des après attaques terroristes et avaient pour élément déclencheur, l’assassinat par des individus armés d’un leader religieux ou communautaire.

A Yirgou dans le Centre-Nord, c’était l’assassinat du Chef du village et des membres de sa famille qui avait conduit des éléments des groupes d’autodéfense Kogleweogo à s’en prendre à la communauté peule de la localité faisait un bilan de 210 morts, selon le Collectif Contre l’Impunité et la Stigmatisation des Communautés (CISC).

Le 3 avril 2019, des individus armés ont tué un leader religieux avec des membres de sa famille dans le village d’Hamkan à 7 kilomètres de la commune d’Arbinda, province du Soum, région du Sahel.
La communauté peule de Arbinda et de Zaoga est alors prise pour cible et 62 personnes furent tuées selon un communiqué du ministère de l’administration territoriale.

Ces éléments prouvent en réalité que c’est la cohabitation pacifique entre confessions religieuses et entre groupes communautaires que les terroristes tentent par tous les moyens de remettre en cause afin de désorganiser la risposte engagée par les forces de défense et de sécurité burkinabè.

Il appartient cependant à tous les citoyens burkinabè de découvrir le jeu funeste de ses ennemis afin de sauver la bonne entente et la cohésion qui a toujours existé entre les communautés et les religions dans ce pays.

Nourdine Conseibo

www.Libreinfo.net

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