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Déplacés à Kaya : « … notre grande prière, c’est que la situation sécuritaire se rétablisse pour qu’on puisse rentrer chez nous », dixit Tasséré Ouédraogo

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La Commune de Dablo dans la province du Sanmatenga (région du Centre-nord) fait partie des zones d’insécurité du pays. Ses habitants sont en situation de personnes déplacées internes dans la ville de Kaya où nous avons rencontré un de ses conseillers municipaux. Il s’agit de Tasseré Ouédraogo, qui nous parle de sa vie de déplacé interne à Kaya.

Propos recueillis par Siébou Kansié,de retour de Kaya

Tasséré Ouédraogo, est un natif du village de Guelakoto, dans la commune de Dablo. Il représente, en qualité d’élu local, son village au sein du conseil municipal de Dablo. Depuis la dégradation de la situation sécuritaire dans cette commune rurale de la région du Centre-nord, Tasséré Ouédraogo ont trouvé refuge à Kaya qui a également accueilli tous ses collègues conseillers municipaux.

A en croire Tasséré Ouédraogo, les forces du mal s’en prennent plus aux hommes. Aucun homme n’ose donc prendre la route de Dablo pour une quelconque activité. « Ici, bien que nous soyons tous là mais nous ne pouvons pas tenir notre conseil, car cela n’aura pas de sens. A Dablo, il y a d’autres déplacés qui sont notamment les habitants des autres villages. Et là, ils vivent difficilement car plusieurs fois, des tricycles transportant des vivres pour eux, ont été attaqués. »

                                            La vie de déplacé à Kaya

« A Kaya, nous sommes dans une maison en location. Mais nous avons des difficultés pour payer le loyer parce qu’on n’a pas de boulot. La plupart des personnes déplacées dorment dehors. Mais moi, je suis dans une maison de 20 tôles avec mes deux femmes et 14 autres personnes dont mes enfants, ma mère, la femme de mon petit frère et ses enfants. Ce n’est pas facile. », explique M. Ouédraogo.

Tasseré Ouédraogo assure joindre difficilement les deux bouts. Mais il reconnait les efforts du Programme alimentaire mondial (PAM) par rapport à l’appui alimentaire. « Là où on se réjouit pour le moment, c’est du côté des vivres. Avec le soutien du Programme alimentaire mondial(PAM), nous avons de quoi manger. Je rappelle que dans la majorité des cas, ce sont nos femmes qui nous soutiennent plus. On doit les féliciter. Notre véritable difficulté après celle de logement, c’est l’eau. Nous n’avons pas l’eau ici. Il est très difficile de l’avoir pour nos besoins. S’il y a un appel au soutien à lancer, ce sera pour qu’on nous aide à avoir de l’eau. Mais notre grande prière, c’est que la situation sécuritaire se rétablisse pour qu’on puisse rentrer chez nous. »

www.libreinfo.net

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