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Développement local: grâce au projet du CERA/FP chacun de nous peut mener des actions de développement(bénéficiaire)

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Projet CERA/FP sur la veille citoyenne et la redevabilité sociale
Les participants à l'atelier bilan du projet du CERA/FP

Dix sept mois déjà que le Centre d’Etudes et de Recherche Appliquée en Finances Publiques (CERA/FP) a initié le projet de « renforcement de la veille citoyenne et de la redevabilité sociale » (RVC/RS) dans vingt communes du Burkina Faso. Après la première phase, l’heure est au bilan. Le CERA/FP a organisé à Ouagadougou, le 29 janvier 2021, un atelier d’échange et de partage des résultats du projet RVC/RS. Des structures comme le Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB); les communes bénéficiaires du projet, étaient représentées à cet atelier. Dans la mise en œuvre du projet, le CERA/FP a bénéficié de l’accompagnement technique et financier de l’UNICEF Burkina.

Par Etienne Sanon

Au total dix neuf activités sur vingt deux ont pu être exécutées, soit un taux de réalisation de 95%, après dix sept mois de mise en œuvre du projet RVC/RS, soutient Sandrine Karambiri, chargée de projet au CERA/FP. Parmi ces activités, on note la mise en place de vingt Comités Communaux de Veille Citoyenne (CCVC).

Ils sont constitués chacun de quinze membres dont 30% de femmes. Au total, ils sont 300 membres composés de 180 hommes et 120 femmes. Ils aident à la mise en œuvre des activités terrain à travers la mobilisation des bénéficiaires et rendent compte des changements en rapport avec le projet. A entendre la chargée de projet du CERA/FP, les CCVC animent également la participation et la veille citoyenne dans la gestion de la cité et des affaires locales.

Les bénéficiaires témoignent de l’utilité du projet dans leurs différentes localités

Sami Kam, point focal du CCVC de Dolo, dans la province de la Bougouriba, se dit satisfait du projet. Ses capacités ont été renforcées à travers les formations reçues.« Dans le passé, nous ne savons pas qu’on pouvait mener ce genre d’activité. Mais grâce au projet du CERA/FP et aux formations reçues, chacun de nous peut mener des actions de développement ».

Le CERA/FP a également procédé à la simplification et la traduction du budget des communes d’intervention en langues locales et au renforcement des capacités des acteurs à la base (membres des CCVC), afin de développer une expertise locale en matière de suivi de l’action publique. Grâce aux différentes action menées par le CERA/FP, les populations ont un accès plus facile aux documents financiers et budgétaires des communes d’interventions, indique la Sandrine Karambiri, chargée de projet.

Sandrine Karambiri, chargée de projet au CERA/FP.
Sandrine Karambiri, chargée de projet au CERA/FP, présentant les résultats du projet.

Pour elle, ces actions ont contribué à la restauration de la confiance entre autorités locales et populations. Le CERA/FP a, en outre, obtenu l’adhésion de plusieurs autorités communales afin de mettre en œuvre des actions pour la réduction de la malnutrition au niveau de leurs communes.

Sié Poda, maire de Tiankoura, commune située dans la province de la Bougouriba, région du Sud-ouest, reconnait les effets positifs du projet dans sa commune, l’une des vingt communes d’intervention.

A l’issue de la présentation des résultats du projet, Mahazou Kindo, du CIFOEB, trouve qu’ils sont satisfaisants. Il salue l’effort de l’équipe, car la majorité des activités ont pu être exécutées.

C’est un bilan au-delà des espérances, selon Hermann Doanio, secrétaire exécutif du CERA/FP. Il affirme qu’ « Il y avait cette impression qu’on allait être rejeté par les autorités locales, parce que l’approche visait vraiment à mettre le nez dans la gestion des affaires locales. » Mais sur le terrain, les acteurs ont adhéré au projet.

Quelques difficultés dans la mise en œuvre du projet

Hermann Doanio, le secrétaire exécutif du CERA/FP relève quelques difficultés rencontrées dans l’exécution du projet RVC/RS. La grosse difficulté a été l’insécurité. L’intervention dans certaines zones n’a pas été possible à cause de l’insécurité. L’autre blocage qu’il fallait juguler, c’est la réticence ou l’indisponibilité des acteurs au niveau des communes d’intervention. La plupart des obstacles ont été gérés, toute chose ayant permis l’atteinte de ces résultats appréciables.

Hermann Douanuo, le secrétaire exécutif du CERA/FP
Hermann Douanuo, le secrétaire exécutif du CERA/FP

Le projet Renforcement de la Veille citoyenne et de la Redevabilité Sociale, a débuté le 1er Août 2019. Dix-sept mois durant, vingt communes de quatre régions du Burkina Faso ont bénéficié de l’action. Il s’agit des régions du Centre-Sud (Béré, Guiba), du Centre-Est (Andemtenga, Baskouré, Gounghin, Dialgaye, Tensobtenga, Yargo, Bagré, Koupela), des Hauts-Bassins (Boni, Houndé, Koumbia) et du Sud-Ouest (Dano, Diébougou, Dissinh, Tiankoura, Dolo, Gaoua).

Les zones d’intervention choisies ont été faites sur la base de la situation sécuritaire. Trois autres structures ont reçu des financements de l’Unicef Burkina pour l’exécution du même type de projet et occupent déjà d’autres zones du pays. Hermann Doanio précise que l’objectif était « d’éviter de se piétiner et d’intervenir dans les communes où les autres organisations n’interviennent pas ».

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