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Djibo: Le litre d’essence vendu parfois à 2000 f cfa,les stations de distribution régulièrement vides

En moins de deux mois le gouvernement burkinabè a baissé le prix des hydrocarbures à la pompe. La première est intervenue le 3 avril 2020 et la seconde baisse est entrée en vigueur le 16 mai 2020. Certes, une bonne nouvelle pour les consommateurs burkinabè, malheureusement, il y’a des localités au Burkina notamment Djibo chef-lieu de la province du Soum ou ne trouve même pas du carburant. Cette ville souffre énormément du blocus forcé imposé par des groupes armés terroristes dans la province. Les axes qui relient la capitale Ouagadougou à Djibo sont devenus très dangereux et les autorités ne le discutent pas.

Par La Rédaction

Les stations d’essence sont régulièrement vides, la spéculation est permanente dès qu’une goutte d’essence tombe dans la ville. Alors que le ministère de l’industrie du commerce et de l’artisanat(MICA) tente chaque fois de faire montrer aux populations que les contrôles des prix sont une réalité. Il faut osez assurer les mêmes droits aux autres burkinabè qui sont loin de Ouagadougou. Selon un jeune vendeur d’essence, Moussa Sawadogo âgé de 30 ans, le litre d’essence se vend souvent à 2000f,parce qu’on en trouve plus dira-t-il. A l’issue de ses échanges avec Libreinfo.net, il ajoute que :

« Vous savez très bien que les FDS veillent au grain sur les entrées et les sorties de carburant. Vous n’êtes pas sans savoir que beaucoup de commerçants ont eu des problèmes, donc je me méfie beaucoup et préfère en rester là. On nous accuse de spéculer et de profiter de la situation, on n’a pas le choix, même pour avoir en son temps à la station il a fallu passer toute la journée. Tout ça c’est le problème de l’insécurité sur la voie de Djibo-Ouagadougou ».

Les mesures sociales prises par le gouvernement devraient être valables pour tous les burkinabè partout où ils se trouvent sur l’étendue du territoire national. Le cas de Djibo est devenu crucial à tel point qu’on se demande pourquoi le gouvernement est très passif en observant chaque jour la dégradation sécuritaire ? Après avoir vu la plupart de ses détachements militaires dans la région du Sahel tombés suite aux attaques terroristes, l’armée française (force Barkhane) avait contribué en septembre 2019 au renforcement du camp de Djibo. En moins d’un an ce camp semble être dans l’anonymat total. Si l’on s’accorde à dire que Djibo est un verrou important entre le Nord du pays et la capitale, il faut en tirer les conséquences dès à présent pour ne pas que ce soit trop tard. S’il n’en est pas déjà !

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