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Drame d’Inata : le parquet militaire ouvre une enquête contre X

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Drame d'Inata
Les préparatifs d’inhumation des gendarmes tués à Inata le 14 novembre 2021. Image: OLYMPIA DE MAISMONT, AFP.

Le drame d’Inata est un dossier dont l’opinion publique attend de mieux comprendre à travers un jugement. Dans un communiqué rendu publique ce 24 février 2022, le parquet militaire a annoncé que ledit dossier est confié au juge d’instruction, chargé d’informer par tous moyens légaux de déterminer X, ainsi que les charges qui pèsent sur ce(s) dernier(s). Les poursuites sont donc en cours souligne le parquet.

Par Nicolas Bazié

La sortie du parquet militaire de Ouagadougou fait suite au rapport d’enquête administrative sur l’attaque du détachement de la gendarmerie d’Inata le 14 novembre 2021. Cette attaque avait coûté la vie à une cinquantaine de gendarmes ainsi que des civils.

C’est le Président du Faso d’alors, Roch Kaboré qui avait demandé ce rapport, pour situer clairement les responsabilités. Après réception du ‘’bon  » rapport (le premier ayant été rejeté), des têtes sont tombées au sein de l’armée. Des responsables de l’armée ont été relevés de leurs fonctions.

S’il y a aussi un dossier dans lequel les Burkinabè veulent que leur lanterne soit éclairée, c’est bien l’affaire du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana. Les chefs d’accusation retenus contre lui sont sans doute comme l’épée de Damoclès qui pèsent sur ses épaules. En effet, il est accusé de complot contre la sûreté de l’État ; de blanchiment de capitaux ; de détournement de biens publics ; de faux et usage de faux ; et d’enrichissement illicite.

Le lieutenant-colonel Zoungrana avait été arrêté le 10 janvier 2022, accusé de fomenter un coup d’État. Alors qu’il était le chef du 12e régiment d’infanterie commando basé à Ouahigouya dans la région du Nord. C’est le lendemain 11 janvier 2022 que le parquet militaire va informer que 8 autres militaires ont été interpellés dans le projet de déstabilisation.

Le 3 février 2022, le tribunal militaire avait annulé sa mise en détention. Une autorisation de mise en liberté provisoire intervenue plutôt, suite à une audience de la chambre de contrôle du tribunal. Mais jusqu’aujourd’hui 24 février 2022, le lieutenant-colonel Mohamed Zoungrana n’a pas encore quitté la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA).

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