Accueil Politique Enrôlement biométrique à Bobo Dioulasso : les femmes interpellées vendredi sont libres

Enrôlement biométrique à Bobo Dioulasso : les femmes interpellées vendredi sont libres

Photo d'illustration à Bobo Dioulasso
Photo d'illustration à Bobo Dioulasso

Dans la matinée de vendredi 26 juin,dix(10)femmes suspectées d’inscription frauduleuse sur les listes électorales dans l’arrondissement 7 de Bobo Dioulasso avaient été interpellées par la police nationale. En effet, elles seraient arrivées plusieurs à bord de tricycles sur le site d’enrôlement au secteur 21 de Bobo Dioulasso,ce qui a suscité des soupçons chez les opérateurs de Kits qui ont alerté les forces de sécurité.

Conduites au commissariat central de police de Bobo Dioulasso,au terme d’une journée d’audition,elles ont été libérées dans la soirée pour faute de preuves suffisantes. “Selon des sources judiciaires contactées par Libreinfo.net sur les dix femmes arrivées au commissariat de police,les huit ont pu prouver qu’elles n’ont pas été convoyées. Elles sont venues de leur gré pour s’enrôler et attestent entre autre de leur bonne intention avec les tickets de parking de leurs engins. Les deux autres femmes seraient membres de l’Association Djguiya. Elles disent être venues s’enrôler suite à des sensibilisations de leur association.”

A lire: https://libreinfo.net/affaire-ntd-a-ziniare-de-tels-agissements-constituent-une-infraction-a-la-loi-electoraleceni/

Néanmoins, du côté de la justice,l’enquête se poursuit car “les femmes interpellées pourraient ne pas être forcement les véritables personnes suspectées” ajoute notre source. Au moment ou les forces de sécurité arrivaient sur le site d’enrôlement pour l’interpellation des femmes,les tricycles qui ont servi de transport n’étaient plus sur les lieux.A Bobo Dioulasso,les populations se déplacent couramment avec les tricycles.

Cependant, au niveau de la CENI certains se posent bien la question de savoir pourquoi ces femmes ont été libérées alors qu’elles ont été prises en “flagrant délit”. C’est le même questionnement chez des responsables politiques à Bobo Dioulasso.

Rappelons que le transfert et le transport des personnes pour l’enrôlement biométrique et le vote sont punis par l’article 336-18 du code pénal.

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