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FILEP 2021 : « des journalistes à travers l’Afrique continuent de travailler dans la peur, menacés par certains despotes déguisés en démocrate » (Siriki Dramé, comité de pilotage du CPNZ)

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Festival international liberté expression

Le lancement officiel de la 9e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP) a eu lieu mercredi 10 novembre 2021 à Ouagadougou. Cette cérémonie d’ouverture a vu la présence de plusieurs autorités politiques dont le ministre de la Communication Ousseni Tamboura. A cet évènement plusieurs délégations de professionnels de médias africains sont attendues.   

 Par André-Martin Bado 

C’est parti pour  la 9e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la  presse (FILEP). Le démarrage a eu lieu le mercredi 10 novembre 2021. C’est sous le thème «  Au carrefour des crises sanitaires, sécuritaires, politiques et des mutations technologiques, construisons des médias résilients au service des citoyens africains » que va se tenir ce bisannuel des professionnels de médias.

L’objectif recherché à travers le thème « est de poser le débat et appeler à la réflexion et à l’introspection sur la résilience des médias face à diverses crises et mutations qui assaillent la profession » s’est exprimé Siriki Dramé, le président du comité de pilotage.  

Pour lui, cette édition de 2021 qui se tient dans un contexte de double crise sécuritaire et sanitaire rend l’exercice de la fonction du journaliste périlleux. « Nous évoluons dans une Afrique où les crises politiques et institutionnelles remettent en cause les acquis démocratiques chèrement conquis  par le peuple.  Le FILEP 2021 se tient dans un contexte où des  journalistes à travers l’Afrique continuent de travailler dans la peur, menacés par certains despotes déguisés en démocrates ».

Le président du comité n’a pas manqué de dénoncer: « le FILEP 2021 se tient dans un contexte où les tenants du pouvoir économique, entendent définir les contenus médiatiques à la place des professionnels ».  Il ajoute que ce festival se tient  au moment où des  journalistes sont emprisonnés pour avoir dénoncer  la mal gouvernance.   

 Dramane Nignan, représentant le président de l’Assemblée nationale, a relevé que le thème de cette 9e édition est « suffisamment révélateur des défis qui assaillent le monde des médias en Afrique et de l’impératif d’y apporter des réponses structurantes ». Cependant, il a indiqué que l’Assemblée nationale restera attentive aux conclusions des travaux et des recommandations du FILEP.

De son avis les  journalistes africains ont besoin d’un souffle nouveau et d’un accompagnement plus soutenu des Etats. « L’Assemblée nationale du Burkina Faso pourrait sur la base des recommandations porter le plaidoyer auprès des autres parlements dans le cadre des instances régionales et africaines pour un meilleur accompagnement des Etats aux entreprises de presse »,  a-t-il dit

Le ministre en charge de la communication, Ousséni Tamboura, a indiqué  que le gouvernement est venu soutenir les journalistes qui ont décidé de garder le cap en organisant cette rencontre. « Dans ce thème, c’est comment faire en sorte que les journalistes et la liberté de presse non seulement continuent à nous aider à consolider les acquis démocratiques mais comment ils peuvent aussi gagner cette lutte contre le défi sécuritaire ». Il a fait savoir que le gouvernement exploite toujours les recommandations du FILEP.

Le festival va se tenir du 10 au 13 novembre 2021 avec la participation de 200 festivaliers venus de 20 pays. Le prix africain du journalisme d’investigation Norbert Zongo (PAJI-NZ) sera décerné le samedi 13 novembre lors de la soirée gala.

www.libreinfo.net 

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