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Film d’école Fespaco 2021 :  Italè ou identité, elle tombe enceinte pour retenir son homme

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Le Fespaco a ouvert ses portes le samedi 16 octobre 2021 au Palais des sports de Ouaga 2000.  La projection des films en compétition a commencé ce jour 17 octobre 2021. Parmi les films en compétition catégorie film d’école, la première projection en salle du film Italè ou identité de la réalisatrice Fleur Gloria Hessou de ISMA du Benin, s’est effectuée ce dimanche 17 octobre 2021, dans la salle Idrissa Ouedraogo, du Canal Olympia, à 18h 30.

Par Natabzanga Jules Nikiéma

Six films d’école dont celui de Fleur Gloria Hessou de l’école de cinéma béninoise « ISMA » intitulé « Italè ou identité » ont été projetés ce dimanche 17 Octobre 2021 à canal Olympia. La majorité des cinéphiles sont des étudiants en cinéma venus des différentes écoles ayant présenté des films en compétition.

C’est un film de fiction court métrage.  Italè, c’est l’histoire d’une jeune fille de vingt ans qui veut connaitre son vrai père que sa mère lui a caché. A la fin du film, la réalisatrice pose une question : « Jusqu’à quand, les erreurs de nos parents nous plongeront dans les quêtes d’identité sans fin ? ».

De ce questionnement, la réalisatrice voudrait inviter les mères à toujours montrer le vrai père d’un enfant plutôt que de le lui cacher, car tout homme a besoin de connaitre sa vraie identité.

Pour la réalisatrice, le film cherche à dénoncer un fait courant observé chez la plupart des jeunes filles. En effet, celles-ci pensent que tomber enceinte d’un homme va lui permettre de le garder ou l’obtenir comme un mari. Certaines vont jusqu’à commettre l’erreur en le faisant. Cette perception de la chose, la réalisatrice la juge totalement fausse.  C’est pourquoi, elle prend l’exemple de la mère de son héroïne qui a commis cette erreur grave en prenant sa grossesse alors que le monsieur l’a abandonné.  Ainsi, la réalisatrice veut faire savoir aux spectateurs que toute décision prise dans la vie, lorsqu’on veut commettre un acte quelconque, cela peut retomber sur nous ou notre progéniture.

La réalisatrice Fleur Gloria Hessou de l’école de cinéma du Benin

A la fin de la projection, la réalisatrice a eu des échanges avec le public. Une seule question lui est posée. Elle est relative au choix de la réalisatrice de montrer la scène de la rencontre du père Azonkpo avec sa fille inconnue en quelques fractions de secondes, alors qu’il s’agissait du nœud de l’intrigue. Selon, la réalisatrice, c’est un choix artistique car elle vise à laisser la mère seule endosser la responsabilité de son acte, de son erreur.

« Je suis émue que les gens aient quand même apprécié et cherché à comprendre un certain nombre de choses, ça fait plaisir.  Déjà, je suis contente que mon message soit passé et ça pourrait éviter que nos filles aient à fidéliser un homme en tombant enceinte. Ce n’est pas du tout une solution.  Ce sont des problèmes et je voudrais encourager les gens à sortir massivement, encourager les cinéastes parce que ce n’est pas facile ce qu’on fait. On le fait c’est pour le public et voir que le public adhère ça encourage énormément.

Sinaré Issaka, un cinéphile, « Le film raconte l’histoire d’une jeune fille qui ne connaissait pas son père. Apparemment, son père l’a abandonnée lors de sa naissance. Et, la jeune fille, plus tard elle a essayé de retrouver son père et c’est là que sa mère a expliqué comment s’est passé sa naissance.  Le message qu’elle a voulu passer, c’est pour que nos mamans, globalement pour dire nos parents, essayent de nous dire la vérité dès notre bas âge car ça peut nous aider. Parce qu’une fois adulte, cette vérité peut créer des incidents dans notre vie. ».

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