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Finale du tournoi UFOA-B U17 « le Nigéria ne nous inquiète pas», Brahima Traoré entraineur des Etalons cadets

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Etalons cadets
Brahima Traoré, entraineur des Etalons cadets

Les Etalons cadets jouent la finale du tournoi UFOA-B U17 le vendredi 24 juin 2022 à 18h30 au Ghana. Ils jouent face au Nigéria. Les deux équipes ont arraché leurs qualifications pour la CAN de leur catégorie Algérie 2023 avant de venir jouer la finale. Les Etalons cadets ont brillé de mille feux dans cette compétition jusque là. Pourront-ils remporter la finale? Brahima Traoré, l’entraineur parle de la finale dans cet entretien avec Libreinfo.net

 

Propos recueillis par Daouda Kiketa

Libreinfo.net: Vous participez au tournoi UFOA-B U17 avec les Etalons cadets, on voit déjà une très belle prestation. Comment appréciez-vous le parcours de vos poulains ?

Brahima Traoré: On s’était préparé pour cela. En venant au Ghana, c’était pour chercher la qualification pour la CAN. Vu qu’on participait à ce tournoi de la coupe UFOA Zone B et qu’on savait que ce sont deux pays seulement qui peuvent être qualifiés pour la phase finale en Algérie, cela fait qu’il y avait des objectifs qui étaient fixés. Donc on n’avait pas le choix. C’était aller en finale ou revenir au recommencement.

On voit des individualités dans l’équipe des Etalons cadets, des jeunes qui tiennent pendant 90 minutes, comment s’est fait la préparation ?

Pour vous dire la vérité, la préparation a été très mauvaise parce qu’on n’a eu que deux semaines. Mais durant ces deux semaines, on a su comment préparer ces enfants. On s’est plus focalisé sur les éléments qui avaient quelques compétitions en jambes. Si vous prenez les joueurs de Rahimo et Vitesse FC de Bobo et les joueurs de Real du Faso, de Newstar et de Salitas Fc, au niveau de Ouaga ces joueurs étaient déjà en compétition.

On a profité aussi du temps que les enfants avaient pour faire un travail basé sur le physique avec le ballon et sans ballon. Les deux ou trois matchs amicaux qu’on a eu à jouer avec les équipes de D3 et D2, nous ont permis de connaître le groupe et ma position de chaque joueur. En gros nous n’avons pas eu une bonne préparation. On est venu au Ghana avec la motivation et pousser les enfants à aller au-delà de leur effort. C’est le mental qui permet à ces enfants d’aller chercher même étant fatigué.

Cela veut dire que ces enfants sont issus des centres de formation ?

Exactement, ils sont issus des centres de formations. Je profite remercier les formateurs parce qu’ils ont fait du bon travail. Aujourd’hui, l’IRM (Imagerie par résonance magnétique, ndlr) a tellement diminué les bons joueurs que moi et mon staff avions retenus.

Il faut reconnaître que sur 44 joueurs, l’IRM a éliminé 19 joueurs et il restait 25 joueurs. Dans les 25 joueurs, il y a les trois candidats au BEPC qui devraient rester d’où 22 joueurs retenus. Pourtant les organisateurs du tournoi voulaient une liste de 20 joueurs.

Donc c’est seulement deux joueurs que nous avons écarté pour envoyer la liste demandée. Vous voyez donc que c’est l’IRM et ces imprévus qui ont fait la liste à notre place. Mais Dieu merci, ceux qui ont été retenus ont saisi leur chance et voilà les résultats qui nous donnent raison.

Le travail de l’IRM c’est quoi ? 

L’IRM détermine l’âge de l’enfant, c’est-à-dire les joueurs qui sont dans les normes. C’est à travers les os qu’il estime l’âge des joueurs. Vous savez aujourd’hui, plus de 95% des enfants diminuent leur âge et nous, sélectionneurs, ne pouvons pas le savoir.

Il faut passer l’IRM pour savoir quels joueurs sont dans les normes. La Confédération Africaine de Football (CAF) a voté une règle. Si l’IRM prend un seul joueur(lors de la compétition, ndlr) dans la liste de vos joueurs, le pays est suspendu pour deux ans.

Donc, même si le joueur a le talent et qu’il ne respecte pas les normes, nous sommes obligés de le laisser pour éviter que notre pays soit suspendu à cause d’une seule personne. Tous les pays sont concernés par cette règle. Maintenant qu’on est qualifié pour la CAN, on peut travailler sereinement avec ces joueurs qui sont dans les normes.

Cette équipe des Etalons cadets peut continuer jusqu’à la CAN 2023 en Algérie ?

Pour l’instant, ils ont fait savoir à tout le monde que tous les joueurs qui vont jouer ce tournoi et qui ont déjà passé l’IRM, peuvent jouer la CAN 2023. Mais les règles peuvent changer. J’aurais appris que la CAN se jouera en avril. Je ne sais pas si d’ici avril 2023 ils vont encore changer les règles.

Est-ce que le Nigéria ne vous inquiète pas ?

Non, le Nigéria ne nous inquiète pas. Ils ont une très bonne équipe, il faut le reconnaître. J’ai assisté à leur match contre la Côte-D’Ivoire. J’ai vu que c’est une très bonne équipe qui aime garder le ballon et qui le fait sortir pratiquement. Mais si nous sommes à la finale, ce n’est pas par le hasard des choses. Nous irons avec nos forces et nous profiterons aussi de leurs erreurs. Ils nous ont vu jouer, on les a vu jouer, donc chacun à sa chance.

Vous avez un joué un match époustouflant contre la Côte d’Ivoire, un match qui a fait rêver les burkinabè, quel a été le secret qui vous a permis de renverser la situation ?

Disons à 2-0, je me suis entretenu avec mon adjoint. Je lui ai fait savoir qu’on n’a plus rien à perdre, car, déjà on n’avait pas le résultat de l’autre match. Parce que si nous perdions et que le Bénin gagnait contre le Niger, on était éliminé. Donc il fallait changer carrément le système de jeu en mettant des hommes qui sont frais. On a opté pour le système où on a pratiquement joué avec quatre joueurs offensifs.

Après nous avons constaté que les ivoiriens étaient cramés, la défense ivoirienne hésitait. Comme on avait des éléments qui étaient très rapides, il fallait profiter de cette force. C’est une stratégie qu’on a changée après avoir encaissé un deuxième but et cela nous a porté chance. Donc, c’est cela qui a été la clé du match. Voilà la clé de notre victoire.

Lire aussi: Eliminatoire CAN-U17: belle victoire du Burkina Faso contre la Côte d’Ivoire 4 à 2

Comment voyez-vous le futur de ces jeunes ? Et comment il faut entretenir cette flamme avec cette jeune équipe ?

D’abord on remercie Dieu de nous avoir donné cette qualification pour la CAN 2023. Vous savez très bien que cette catégorie est très difficile, parce que c’est chaque deux ans. Si on n’était pas qualifié, il fallait oublier cette génération et attendre deux ans pour refaire une nouvelle sélection. Parce que l’année prochaine, ils seront des juniors et s’ils n’ont pas le niveau pour aller jouer dans cette catégorie, ils sont perdus.

Maintenant qu’on est qualifié, nous allons travailler avec ces enfants pour chercher la qualification pour la Coupe du Monde (de leur catégorie ndlr). Avec ces enfants, on peut encore travailler pendant deux ou trois ans. Ce qui est bien pour nous.

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