Le premier ministre, Marie Christophe Dabiré a reçu le mardi 9 mars 2021 à la primature, une délégation de la Coalition pour le Sahel. La délégation, conduite par le Haut représentant de la Coalition Adoum Djimé est venue soumettre une feuille de route au gouvernement burkinabé, suite au communiqué final du sommet de N’djamena tenu du 15 au 16 février 2021.
Par Rama Diallo, stagiaire
D’après le Haut représentant de la Coalition pour le Sahel, Adoum Djimé, suite au communiqué final de N’djamena, la coalition a construit une feuille de route comportant quatre piliers qui sont : la défense, le renforcement des capacités des armées, le retour de l’Etat dans les zones dites rouges et le développement. La coalition est venue présenter cette feuille de route au gouvernement burkinabé. Avant le Burkina Faso, la coalition était à Bamako au Mali. Dans les jours à venir, la coalition se rendra au Niger, au Tchad et en Mauritanie.
Rappelons que les chefs d’Etat des pays membres du G5 Sahel et leurs partenaires se sont réunis du 15 au 16 février 2021, à N’Djamena, à l’invitation conjointe de la Mauritanie et du Tchad pour examiner la situation au Sahel et faire un bilan des engagements consentis collectivement lors du Sommet de Pau, le 13 janvier 2020. Les chefs d’Etat ont rendu un hommage appuyé aux victimes civiles, qui subissent les attaques des groupes armés terroristes, ainsi qu’aux militaires africains, français et internationaux tombés dans l’accomplissement de leur mission.
Les chefs d’Etat se sont félicités du climat apaisé dans lequel les élections présidentielles se sont tenues au Burkina Faso et au Niger. Ils ont encouragé les avancées dans la mise en œuvre de la transition au Mali, qui doit aboutir, dans un délai conforme à la feuille de route de la transition et à l’accord intervenu avec la CEDEAO, à la tenue d’élections générales libres, transparentes, crédibles et inclusives et au retour à l’ordre constitutionnel.
Les chefs d’Etat se sont félicités des résultats enregistrés face aux groupes armés terroristes (GAT) depuis le Sommet de Pau. Le renforcement des armées nationales, le déploiement temporaire de 600 soldats français supplémentaires au sein de l’opération Barkhane, le renforcement de la coordination entre les armées nationales, Barkhane, la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), ainsi que le déploiement de la Task Force Takuba ont permis d’infliger des revers sérieux aux groupes armés terroristes dans la zone des trois frontières. La liberté d’action et les capacités de ces groupes ont été significativement entravées, mais la menace persiste, les femmes, les jeunes filles, les groupes vulnérables demeurant souvent les plus touchés par le conflit. Cette menace requiert vigilance et persévérance jusqu’à l’éradication totale du fléau du terrorisme dans cette région.
Ces efforts ont également permis de neutraliser des cadres du haut commandement d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dont son chef, l’Emir Abdelmalek Droukdal, le 3 juin 2020 et le vice-émir Yahia Abou el-Hammam, le 21 février 2020, ainsi que le chef militaire du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), Bah Ag Moussa, le 10 novembre 2020. Les chefs d’Etat ont affirmé leur détermination commune à poursuivre la lutte contre le haut commandement du GSIM et l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS).
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