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Mali: « Ceux qui veulent nous intimider, notre peuple et notre armée les attend de pieds fermes »(Choguel Maïga)

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Mali sanction cedeao,Interview Choguel Maïga
Marche de soutien aux autorités de la transition malienne frappées par les sanctions économiques de la cédéao.

Le Premier ministre malien Choguel Maïga a accordé une interview le samedi 15 janvier 2022 à la télévision nationale malienne ORTM. Il a déclaré au sujet d’un possible recours à la force d’attente de la Cédéao au mali, que « ceux qui veulent nous intimider, notre peuple et notre armée les attend de pieds fermes ». Il a rassuré les Maliens que le pays sortira vainqueur de ces sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La Rédaction Libreinfo.net vous propose une partie de l’interview.

Portion retranscrite par La Rédaction

Yaya Konaté: Certains vous demandent de quitter quittés l’UEMOA et la CEDEAO. Est-ce que la question est à l’ordre du jour?

Choguel Maïga: C’est une question qui fait partie des mesures de riposte sur de long terme. S’il y a le choix à faire entre la restauration de notre dignité, de sa souveraineté, de son intégrité, de la personnalité des maliens. Si entre ça et sortir de ces organisations, je crois que le peuple malien avisera au moment venu.

Ma conviction c’est qu’on arrivera pas à ça. Ni le Mali, ni la CEDEAO, parce que vous savez les conflits, on sait comment ça commence, mais personne ne sait comment ça se termine. Ce conflit-là comme on le dit, en bambara «on est entrain de nous provoquer». On est en train de nous faire  une mauvaise guerre, on ne peut pas aimer le Mali plus que les Maliens.

Ceux qui nous donnent les leçons, est-ce qu’ils peuvent aimer le Mali plus que les Maliens ? Le président de la transition est un jeune officier qui a fait dix huit ans, depuis 2002, il est sur le théâtre des opérations. Il a interrompu des formations à l’extérieur pour venir diriger des équipes commandos, pour desserrer l’étau sur des militaires qui ont été dans des zones où ils ne pouvaient pas s’en sortir.

Est-ce que des hommes comme ça, quelqu’un peut s’asseoir à l’extérieur dans son palais pour dire qu’il aime le Mali plus que lui? Pour dire qu’il faut revenir à l’ordre constitutionnel? Mais dans l’ordre constitutionnel,  on se prépare à y retourner. C’est le même discours qu’on a tenu en 2013. En 2012, le président est tombé, on a refusé de faire le diagnostic. On a dit élections. Il y a même un président qui a dit : je ne vais pas tolérer le report. On a installé un président parce qu’on a refusé de faire le bon diagnostic. En 2018, quand la CEDEAO a déposé son rapport, elle a fait le diagnostic mais le président a refusé. Nous ne voulons plus tomber dans ça. 

Yaya Konaté: Vous avez parlé de la CEDEAO sous influence extérieure dans le communiqué que d’ailleurs le gouvernement a publié pour condamner les sanctions. Vous avez regretté que je cite: des organisations régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra-régionales au dessein inavoué. Etes-vous en train de dire que la CEDEAO est à la solde de quelqu’un ? Si oui de qui? 

Choguel Maïga: Je ne dis pas qu’elle est à la solde de quelqu’un mais ces décisions sont manifestement influencées par des prises de positions extra africaines. Vous savez, on a besoin un peu de rafraîchir la mémoire des uns et des autres. La crise malienne est survenue en 2012. L’une des raisons, c’est vrai c’est l’absence de leadership éclairé et de maturité stratégique qui a fait qu’on a détruit notre outil de défense.

Ça, c’est peut être 30%, 40%. Mais qui a détruit la Libye pour répandre des armes partout? Pour amener les mercenaires de Libye pour dire allez-y couper le Mali en deux? Ce n’est pas nous qui le disons, ce sont des responsables français qui le disent. J’ai les noms, j’ai un document où tout est documenté. Ils ont dit qu’il faut diviser le Mali.

Vous avez des responsables d’anciens mouvements de rebelles qui disent clairement que c’est la France qui leur a dit : »on va diviser le Mali et vous donner l’indépendance. Mais ils ont compris plus tard que la France voulait les utiliser pour affaiblir l’État malien et faire ce qu’elle veut ». Mais passons sur ça.

Le président est tombé. La CEDEAO, vous savez, elle parle de force d’attente aujourd’hui pour nous intimider. Ceux qui veulent nous intimider, notre peuple et notre armée les attend de pieds fermes. Mais en 2012, il y a eu un sommet de la CEDEAO à Dakar à l’investiture du président  mon frère Macky Sall.

A ce sommet, comme par hasard surgit le ministre des affaires étrangères de la France, Alain Juppé et quand la CEDEAO décide d’une force d’attente de trois mille hommes pour libérer le Mali, monsieur Juppé dit non! Trois mille hommes c’est trop! Par rapport à cinq cent combattants irrédentistes, vous avez vu?

On continue, le Mali et la CEDEAO à travers l’Union Africaine demandent la création d’une force internationale qu’on appelle la MISMA, créée par L’ONU. Vous savez qui sont ceux qui ont commencé à dénigrer la MISMA, ce sont les diplomates français. Les écrits existent. On a fait traîner les choses. Quand on a constaté l’absence de la capacité de la MISMA, on a créé  la MINUSMA. Qu’est-ce qui a été dit à la création de la MINUSMA, allez-y lire la résolution.

On est venu nous dire après que les opérations de maintien de la paix ne sont pas faites pour faire la guerre. Mais quand on l’amenait qu’est-ce qu’ils ont dit aux Maliens? C’est pour les aider à lutter contre le terrorisme. Je passe sur ça. L’opération serval quand c’est intervenu, qu’est-ce qui a été dit? Trois objectifs par le président français, repris par son ministre de la défense.

Premièrement, détruire le terrorisme. Deuxième objectif, aider à restaurer l’intégrité du territoire malien. Troisième objectif: appliquer les résolutions des Nations unies.  Aujourd’hui, on est en 2022, neuf ans après, le terrorisme au lieu de quitter, a pris 80% du pays. L’intégrité à la date d’aujourd’hui, n’est pas rétablie.

Les résolutions des Nations unies changent chaque année au point que cette année nous nous sommes opposés à une résolution. Tirez vous-même la leçon mieux. Est-ce que vous savez qu’en 2014, lorsque l’armée malienne a essayé de reprendre la totalité de son territoire, il y a eu des affrontements dans l’extrême nord? Les soldats maliens se sont réfugiés dans le champ de la MINUSMA. On les a désarmés. Cela se comprend? Vous savez, quand l’armée a voulu récupérer les armes, le commandant de barkhane a dit que c’est un butin de guerre qui appartient à la Coalition des Mouvements de l’Azawad (CMA). Ils ne vont pas le donner à l’armée malienne. Est-ce que vous pouvez vous imaginer cela?

 En 2016 lorsque l’opération barkhane a été installée, le commandant de barkhane a fait le tour de ses forces dans les pays concernés. Il est allé au Tchad, il a fait la revue des troupes. Vous savez ce qu’il a dit à ses troupes, c’est documenté ce que je dis. C’est un journaliste français Laurent Larcher qui l’a rapporté dans une émission. Je vous parle des non-dits de la diplomatie française. Le commandant de barkhane dit à ses troupes, ça va vous faire froid au dos. Il a dit : nous étions venu ici il y a cent ans. Nous sommes partis il y a soixante ans. Nous sommes revenus pour cent ans. Tirez vous même les conclusions. Et les Africains comprendront beaucoup de choses.

Pourquoi au Mali nous avons toutes ces forces et la situation ne fait que s’empirer et la fin c’est la désintégration de l’Etat? La suite on peut l’imaginer. Est-ce que vous pouvez imaginer que la lettre que le président malien a écrit à l’Etat français pour demander son intervention, aucune copie n’existe ni à la présidence ni aux affaires étrangères? L’originale est en France. Quand nous en avons eu besoin récemment, c’est sur le site du sénat français qu’on l’a trouvé. Parce que nous voulons relire les accords déséquilibrés qui font de nous, un Etat qui ne peut même pas survoler son territoire sans l’accord de la France. Ça fait partie des choses pour lesquelles ils montent le monde contre nous. Je préfère vous le dire. Nous avons relu ces accords et on les a envoyés.

Le 17 novembre 2015, le commandant de barkhane a tenu une conférence de presse où il a accusé les mouvements signataires. Il dit que certains ont les pieds avec les mouvements terroristes et un pied dans l’accord. Mais ça, c’est quoi ça? La lettre qui a été envoyée à l’Etat le 11 janvier 2013, indique clairement un appui aérien et en renseignements.

Il n’était pas prévu des militaires français sur notre terre. Ils l’ont respecté à Kona, à Gap arrivé à l’extrême nord du pays, ils ont bloqué l’armée malienne. Ils ont amené quatre mille militaires français avec un budget de 1 milliards de FCFA par jour.

Ils ont fait venir d’autres africains. Ils ont fait venir la MINUSMA. Et interdire à l’armée malienne d’accéder à une partie de son territoire. Alors qu’ils proclament que c’est pour recouvrer l’intégrité du territoire national. Il y a un discours apaisant, unifiant en entendant le réveil brutal et la réalité que nous voyons.

On arrive jusqu’à nous interdire de survoler des parties de notre territoire. Il y a quelques mois, on a massacré des gens à Kassiga. Notre armée a appris qu’il y a des groupes de terroristes qui sont en train de s’organiser pour venir dans la zone. On a voulu faire voler un aéronef pour aller surveiller. Mais on nous a dit non. Que c’est la zone d’entraînement nocturne  de takuba. Vous croyez qu’on va rester dans ça? Ce gouvernement qui est en place avec le colonel Assimi Goïta à la tête, à décidé que nous n’allons plus demander d’autorisation à qui que ce soit pour survoler notre territoire. Nous allons nous donner les moyens et nous les avons aujourd’hui Dieu merci. A moins de sept mois, de la rectification de la transition, nous avons les moyens de survoler aller partout sur notre territoire sans autorisation. 

Yaya Konaté: Vous allez plus loin, vous interdisez le survol de notre territoire par des aéronefs militaires français?

Choguel Maïga: Non c’est simple, c’est la CEDEAO qui a pris des mesures pour dire qu’ aucun avion de la CEDEAO ne vient chez nous. Le lendemain on débarque des Maliens à l’aéroport de Paris qui avaient déjà leurs billets en leur disant que ce sont les militaires qui interdisent que les avions atterrissent à Bamako. Ce qui n’était pas vrai. Hier avant d’embarquer, on leur dit non, c’est l’Elysée qui a dit que les vols sur le Mali sont annulés jusqu’à nouvel ordre.

Mais pendant qu’ils font ça,  un avion quitte un pays de la CEDEAO, il pénètre sur notre territoire, ne sachant pas qu’aujourd’hui nous nous sommes dotés de moyens de surveillance. On l’identifie, quand il a su qu’on l’a identifié, il éteint son transpondeur. Quand il a compris qu’on continuait à suivre son mouvement, il éteint la radio. Il vient, il débarque, on ne lui dit rien, il retourne.

Nous avons fait un communiqué hier pour les mettre en garde. Pendant qu’on nous dit qu’il y a une force d’attente contre nous. Mais qu’est-ce qu’il y avait dans cet avion? Pourquoi il rentre sur notre territoire ? Pourquoi il se cache ? On est obligé de se poser des questions . Nous avons dit d’arrêter cela. Aujourd’hui nous avons les moyens de défendre notre territoire. Nous demandons à nos amis de nous aider mais ils ne peuvent pas aimer le Mali plus que nous. 

 

Yaya Konaté: Vous dénoncez donc cette influence française si on a bien compris. Est-ce que vous pensez que vous faites les frais de votre rapprochement avec la Russie?

Choguel Maïga: Non, il y a pire que tout ça. Vous savez il y a une phrase que j’ai dite à l’ONU qui a choqué. Quand j’ai dit que la France nous a abandonnés en plein vol. Qu’est-ce qui s’est passé ? Vous savez dans le Sahel il y a deux groupes terroristes. Vous avez le GNIM et l’EGS le territoire de prédilection du GNIM c’est le territoire malien. L’EGS c’est dans la zone des trois frontières. Un jour, alors qu’on a un accord de défense, le président français décide dans son affaire de nomination qui ne plaît pas au Mali. Il dit qu’il arrête les opérations militaires au Mali sans nous aviser. L’accord sert à quoi donc. Quand on est partenaire on s’assoit on nous dit qu’il est temps de partir. Nous allons partir dans deux mois ou trois mois. Là on se prépare, on prend les emprises. On nous invite à un sommet et nous partons. On nous abandonne et on va se concentrer sur l’EGS comme pour nous dire pour le GNIM occupez-vous en. Nous avons compris le message. Quand vous laissez les emprises, vous venez nous empêcher aussi de chercher des partenaires aussi. Mais c’est quoi ça? 

Yaya Konaté: Vous pensez que vous faites les frais de votre rapproche avec la Russie ?

Choguel Maïga: Non, nous ne faisons les frais de rien du tout. Nous cherchons les moyens pour défendre notre peuple. Nous voulons avoir notre autonomie de décisions. Maintenant cette campagne qu’il y a contre nous, ce terrorisme diplomatique, médiatique et psychologique contre nous, ne nous fera pas bouger d’un iota.

Nous sommes dans des relations de coopération avec l’Etat Russe comme on l’est avec d’autres Etats. Je ne sais pas pourquoi ils ne parlent que de la Russie. On est dans des relations de coopération avec plusieurs Etats, avec lesquels, on paye des armes. Mais ce que nous ne comprenons pas au niveau de la CEDEAO, je vais vous dire pourquoi souvent quand on vous parle d’intérêts de l’étranger.

Lorsque cette histoire de ce qu’ils appellent Wagner est sortie, ceux qui l’ont sortie d’abord ont dit que ce sont des rumeurs. Ensuite, ils ont dit que c’est la presse. Certains d’entre eux, sont venus nous demander est-ce que c’est vrai. On a donné des explications. Ce sont des pays européens et américains qui ont demandé.

Aucun chef d’Etat africain n’a appelé notre président, n’a envoyé quelqu’un ici. Ils se sont limités à ce que la presse d’un autre pays dit. Pour organiser un sommet, pour prendre des résolutions sur des rumeurs véhiculées par le ministre d’un autre pays, par la presse d’un autre pays.

Qu’est-ce que ça leur coûtait de téléphoner au président ou d’envoyer des émissaires pour en savoir plus. Mais cela rentrait dans une stratégie de diabolisation du Mali. Aller jusqu’ à la tribune de l’ONU, dans le discours des chefs d’Etat. Quelque chose dont vous n’êtes pas sûre. Même celui qui vous a mis ça dans la bouche dit, ce sont des rumeurs. Vous partez inscrit à l’ordre du jour d’un sommet où il n’était pas prévu. C’est à trois heures du sommet qu’on a inscrit le Mali à l’ordre du jour. C’était un sommet sur la Guinée. Quand on a toutes ces informations qu’est-ce qu’on va penser ? 

Yaya Konaté: Les occidentaux persistent et signent. Vous utilisez des mercenaires de wagner. Vous avez démenti. Quelques semaines après votre démenti, qu’est-ce que vous avez à dire aujourd’hui?

Choguel Maïga: Vous savez, moi j’ai envie de répondre à certains. Que la guerre psychologique, nous, ça ne peut pas nous perturber. L’intoxication, l’intimidation ne peuvent pas nous perturber. Ce que nous demandons c’est que disent Africains: le cabris mort que tu le mette au frigo ou que tu le laisses en putréfaction, ça change quoi? Il est déjà mort. Notre pays est occupé par les terroristes. Comme le dit un grand homme d’Etat chinois: le chat qu’il soit gris ou noir, pourvu qu’il attrape la souris.

Nous cherchons un partenaire pour libérer notre pays. Nous nous sommes tournés vers notre partenaire historique en matière de défense. Les 80% de nos officiers ont été formés en Russie.80% de nos équipements de notre armée provenaient de la Russie. Nous nous sommes retournés vers la Russie qui est un vieil ami qui nous a tendu la main. Et d’autres pays que je ne veux pas citer parce que comme ils ne veulent pas en parler et que c’est seulement de la Russie qu’ils veulent parler. Donc nous devons rester, tous les jours, on tue de centaines de maliens dans les villages. On prend des résolutions sans nous. On amène une  résolution à l’ONU pour décider de deux mille deux cent militaires supplémentaires de la MINUSMA. On n’a pas vu le projet. On n’a pas discuté. On ne sait pas à quelle fin ils viennent. Ils vont être où? Tout cela, parce que le Mali est devenu un Etat vassal.

Nous avons dit à notre ambassadeur de dire non. Lorsque nos frères tchadiens, récemment quand les français ont décidé d’abandonner les emprises au Nord. Nos frères tchadiens  ont dit qu’ils ont besoin  d’augmenter leurs hommes avec deux milles soldats supplémentaires pour mieux se sécuriser. Mais on a réglé sur une base bilatérale. Il n’y a pas eu de problème. Donc ce qu’on veut faire du Mali, les dirigeants qui sont à la tête du Mali actuellement ne sont pas de cette engeance là.

Ce ne sont pas des hommes qui sont heureux qu’on les tape sur les épaules. Qu’on leur donne de bons satisfaits, de bon démocrates, de bons dirigeants. D’aller passer la nuit dans des hôtels à dix mille euros la nuit en Europe. Ce ne sont pas ces hommes là. Ceux qui sont au pouvoir, sont des patriotes. Dont certains ont risqué leur vie pendant des années. Nous voulons restaurer la dignité, l’indépendance, la souveraineté, la fierté du peuple malien et des Africains, c’est tout.

Yaya Konaté: Vous avez parlé de l’ONU monsieur le premier ministre, réunion du conseil de sécurité ces derniers jours. Le conseil s’est divisé sur la question du Mali. Est-ce de bon ou de mauvais augure pour nous ? 

Choguel Maïga: Je voudrais saisir votre question pour remercier de façon particulière la Russie et la Chine. Deux pays amis qui de toutes les façons, ont toujours été aux côtés du Mali dès le lendemain de son indépendance. Tous les moyens que l’Etat malien a eu à son temps pour affirmer sa souveraineté, son indépendance économique, militaire et diplomatique; il les avait acquis  entre autres, dans le cadre de la coopération chinoise et russe.

Je voudrais encore les remercier de façon particulière pour ce soutien à notre peuple. Le conseil,  de toute façon, il y a des débats à caractère idéologique et géostratégique. Ce sont des débats auxquels nous sommes habitués. Lorsque certains pays portent des résolutions. D’autres les soutiennent systématiquement. Il y a quelque fois où les gens ne se comprennent pas. Exemple dans cette histoire de ce qu’ils appellent wagner.

Les Américains ont eu la courtoisie d’envoyer parler avec nous. Nous leur avons donné des explications. Maintenant, s’ils n’ont pas été convaincus, là c’est autre chose. Mais nos voisins qui sont là, ils n’ont pas eu cette idée. Quand on massacre des villages. Vous voyez ceux qu’on appelle les forces internationales, elles sont stationnés à moins de dix kilomètres pendant des heures. Elles ne font rien. Et si on a des hélicoptères, on veut survoler pour aller. Il faut qu’on demander une autorisation.

On va rester dans ça. Mais non on est sorti de ça. Aujourd’hui on a la capacité de projection et de destruction des terroristes. Ce que nous avons fait entre le 28 décembre 2021  et le 10 janvier 2022 en termes de résultats probants. C’est plus que ce qu’on a fait pendant les dix dernières années réunies. Mais il y a eu le black out total. Mais on n’en parle pas. On dit que six soldats sont morts.

Les terroristes vont attaqué quelques postes de gendarmerie, de douaniers. Nous avons décidé que la peur change de camp. On va là où ils s’organisent, où ils ont leur stock d’armes. C’est là bas qu’on va les chercher. On ne parle pas de ça. Les maliens ayez confiance en l’avenir. Ayez confiance en vous même, la principale force d’une nation c’est de croire à son propre génie, de croire à sa capacité de s’assumer et toute l’Afrique nous regarde. Ne décevons pas l’Afrique   

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