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La marche de la survie à Bobo Dioulasso : ” Nous avons été surpris par cette attitude barbare de nos forces de sécurité”

Photo des manifestants à Bobo Dioulasso, le 25 octobre 2019
Photo des manifestants à Bobo Dioulasso, le 25 octobre 2019

Marché central et autres commerces fermés. Bobo Dioulasso a vécu une chaude matinée ce vendredi 25 octobre 2019. A l’appelle des organisations de la société civile plusieurs quelques milliers de personnes étaient dans les rues pour exiger que les agents de santé reprennent leur travail normal. Partis de la place Tiefo Amoro, les manifestants ont sillonné les rues de la ville avant de rejoindre le gouvernorat pour la remise de leur doléance.

Tout est passé d’une marche pacifique aux émeutes quand des manifestants ont voulu pénétrer au quartier général des syndicats à la bourse du travail. Il faut signaler que des manifestants ont été aperçus devant des cliniques avec intention de saccager ces lieux. Il a fallu l’intervention des forces de défense et de sécurité qui n’ont pas hésité à faire usage de gaz lacrymogène pour éviter le chaos. ” Nous sommes d’accord que les médecins aillent en grève mais qu’ils ne travaillent pas également dans les cliniques. Trois mille francs pour un accouchement on n’en peut plus ils veulent qu’on meure nous aussi nous ferons mourir les cliniques pour que nous mourons tous” propos d’un manifestant larmoyant sous les coups de lacrymogène. ” Nous avons été surpris par cette attitude barbare de nos forces de sécurité c’est désormais soit ça passe soit ça casse entre médecins et population”, dit un autre manifestant sous anonymat.

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Pour Djamila K. un usager de la route, la cause est noble mais la marche devait être contre le gouvernement pour exiger la prise en compte des préoccupations du personnel soignant. Nous n’avons trouvé aucun leader d’Osc après la charge de la sécurité car c’était une vraie débandade. La répression a fait quelques blessés légers. Le calme est totalement revenu aux environs de midi mais plusieurs commerces au centre-ville restent fermés.

Cela fait plusieurs mois que les hôpitaux publics au Burkina tournent au ralenti. Le syndicat demande au gouvernement l’application de son protocole d’accord signé en mars 2017. Ce mois d’octobre, le gouvernement a procédé à la coupure des salaires de plusieurs agents de santé pour fait de grève. Ces coupures de salaires sont allées à 65% pour certains agents.Le Syntsha annonce que le c’est début du durcissement de ce mouvement car il considère que ces coupures sont abusives et criminelles parce que les agents continuent de travailler.

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Alidou Ouédraogo,correspondant Houet

www.libreinfo.net

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